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Bulletin Quotidien Europe N° 9797
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/prÉsidence tchÈque

Prague annonce une Présidence « de consensus »

Paris, 04/12/2008 (Agence Europe) - « Les crises ne manquent pas, mais les crises sont aussi des sursauts (...). Ce que nous appelons la crise est une excellente opportunité pour redéfinir les priorités », a déclaré, mercredi 3 décembre, l'ambassadeur de la République tchèque en France, Pavel Fischer. S'exprimant devant les membres de l'Assemblée européenne de la sécurité et de la défense/Assemblée de l'UEO, M. Fischer a assuré que la République tchèque mènera une Présidence de l'UE de conciliation et « de consensus ». « Nous sommes conscients que le rôle de la Présidence n'est pas de pousser ses propres intérêts, mais de faciliter les synergies et le compromis », a-t-il affirmé. « Nous avons une Présidence de six mois qui sera marquée par la campagne électorale » tant en ce qui concerne la Commission européenne que le Parlement européen, a-t-il dit avant de souligner qu'il s'agira d'un « rendez-vous important pour la dynamique » européenne. Selon lui, « l'UE ne peut pas rester une puissance soft » mais « a la vocation de développer ses atouts ». Pour cela, en matière de politique européenne de sécurité et de défense (PESD), Prague tentera de poursuivre les initiatives déjà en cours ainsi que de rechercher « les complémentarités avec l'OTAN », notamment « dans les domaines non couverts par l'OTAN, comme la coopération civilo-militaire ». « La France et le Royaume-Uni ont défini le cadre de la coopération », a-t-il toutefois souligné en réponse aux députés, le rendez-vous de Saint-Malo ayant permis de renforcer le cadre existant. « La République tchèque ne va pas orchestrer des grandes rencontres sans l'intérêt des grands, mais je peux vous assurer qu'elle ne va pas bloquer » de nouvelles initiatives, a assuré M. Fischer en précisant que Paris comme Londres ont affirmé que « les esprits n'étaient pas mûrs » pour « le prochain Saint-Malo ». Interrogé par les députés, M. Fischer a également estimé qu'il serait important de « donner une perspective européenne non seulement aux Balkans (occidentaux) mais aussi à la Géorgie et à l'Ukraine », puisque sans cet « horizon institutionnel », ces pays auront des difficultés à répondre aux défis du monde actuel. Il serait « plus facile de les emmener par le biais de l'OTAN » vu que « l'UE n'est pas prête à prolonger l'élargissement », a-t-il précisé, en estimant toutefois que l'UE devait « fixer un horizon » pour qu'émergent dans ces pays une élite politique et la démocratie. (A.By.)

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