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Bulletin Quotidien Europe N° 9783
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Énergie

La Commission ne transigera pas sur l'aspect environnemental de Nord Stream

Bruxelles, 14/11/2008 (Agence Europe) - Présentant à la presse le paquet de la Commission européenne sur la sécurité énergétique, Andris Piebalgs a promis, jeudi 13 novembre, que l'UE ne transigerait pas sur ses règles environnementales concernant le projet Nord Stream de gazoduc germano-russe sous la Baltique. Et ce, malgré la menace brandie la veille par le premier ministre russe Vladimir Poutine d'abandonner le projet. « Une menace n'est jamais un bon instrument et ne change jamais nos politiques », a assuré le commissaire européen à l'Énergie. Mercredi, l'ex-président russe avait émis l'hypothèse que Nord Stream puisse ne pas voir le jour, en renvoyant la balle à l'UE. « Les Européens doivent décider s'ils ont besoin du gaz qui doit être acheminé par ce gazoduc », avait-il déclaré dans des propos relayés par l'agence Interfax, affirmant « ne pas [chercher] à forcer la décision ». « S'ils n'en ont pas besoin, alors nous allons construire des usines pour liquéfier le gaz et l'envoyer sur le marché mondial par bateau », avait-il ajouté, en prévenant que « ce sera plus cher ». Projet commun aux énergéticiens russe Gazprom et allemands BASF et E.ON, Nord Stream, qui doit relier sur 1 198 kilomètres sous la Baltique Vyborg en Russie à Greifswald en Allemagne, soulève les inquiétudes des pays riverains, l'Estonie, la Lituanie, la Finlande, la Pologne et la Suède, en raison des risques environnementaux qu'il comporte. La Pologne et les pays baltes voient aussi dans ce projet la volonté politique de la Russie de les contourner. Fermement opposé au projet, le gouvernement lituanien, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a d'ailleurs salué les nouvelles intentions de l'administration russe. Très attaché à ce projet d'intérêt européen, M. Piebalgs a pour sa part rappelé que Nord Stream devait faire face à deux défis, l'un financier, l'autre environnemental. « Le consortium pourrait décider d'arrêter le projet s'il n'arrive pas à réunir suffisamment d'argent, mais l'UE ne peut pas revoir à la baisse ses exigences concernant la législation environnementale », a-t-il insisté, rappelant qu'une étude d'impact environnemental devait être conduite en fonction des règles communautaires. Rappelons que, dans le cadre du paquet sur la sécurité énergétique, la Commission a proposé une stratégie pour assurer la pérennité des réseaux européens de transport d'énergie et le développement de nouveaux grands projets (EUROPE n° 9782). (E.H.)

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