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Bulletin Quotidien Europe N° 9770
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

La croissance européenne se rapproche de la stagnation en 2009

Bruxelles, 27/10/2008 (Agence Europe) - Une semaine avant la présentation par la Commission européenne de ses prévisions économiques d'automne (elles seront publiées lundi 3 novembre), BusinessEurope annonce la couleur. En présentant ses propres prévisions, lundi 27 octobre, l'association européenne des employeurs a sans surprise revu considérablement à la baisse les chiffres de la croissance en Europe pour l'année prochaine. Si le pire de la crise financière est peut être passé (le patronat européen n'anticipe pas un effondrement complet du crédit en Europe, son impact sur l'activité et l'emploi va s'intensifier.

Sur la base d'une enquête menée auprès de ses fédérations membres, BusinessEurope table désormais sur une croissance du PIB de 0,4% dans l'UE à 27 et de 0,2% dans la zone euro en 2009 (contre respectivement 1,4% et 1,2% en 2008). La crise financière et la nette perspective d'un ralentissement de la croissance mondiale ont conduit à cette détérioration prononcée des activités économiques, explique BusinessEurope, qui s'attend aussi à un ralentissement des dépenses d'investissement et à une nette réduction des créations d'emplois. Les intentions affichées par les entreprises européennes en matière de formation brute de capital fixe sont en effet en recul de 1,7% pour l'année prochaine (de 1,2% dans la zone euro). Un repli des perspectives d'embauche dans les entreprises interviendra aussi en 2009, de sorte que les chiffres du chômage devraient repartir à la hausse, à 8,2% dans la zone euro (contre 7,5% en 2008) et à 7,8% dans l'UE à 27 (contre 7% en 2008). Dans ce contexte et avec la baisse du prix des matières premières, le taux d'inflation devrait cependant se réduire, passant de 3,4% en 2008 à 2,4% en 2009 dans la zone euro et de 3,6% à 2,5% dans l'UE à 27. Comparé au niveau excessif qui a été le sien jusqu'au milieu de l'été, la dépréciation actuelle de l'euro face au dollar est une bonne nouvelle pour les exportations, mais la volatilité des changes n'est pas de nature à rassurer les entreprises.

Un certain nombre de mesures s'imposent donc pour BusinessEurope, qui fait plusieurs recommandations (respecter les critères du Pacte de stabilité et de croissance, ne pas créer les conditions favorables au protectionnisme, ne pas réduire les dépenses en matière de R&D et d'éducation, améliorer la productivité, poursuivre les réformes et la mise en œuvre du Small Business Act, etc.) et appelle à une baisse des taux d'intérêt de la zone euro. Après la réduction intervenue en octobre, la Banque centrale européenne (BCE) a déjà laissé entendre qu'« on pouvait s'attendre à une autre très prochainement », a souligné devant la presse Philippe de Buck, directeur général de BusinessEurope, en espérant que cette démarche se concrétisera. Compte tenu de la baisse des pressions inflationnistes, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a de son côté indiqué, lors d'une conférence organisée le même jour à Madrid, qu'il était « possible » que le Conseil des gouverneurs décide d'une baisse des taux lors de sa prochaine réunion du 6 novembre. (A.B.)

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