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Bulletin Quotidien Europe N° 9758
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

Les mesures nationales de soutien aux banques se multiplient

Bruxelles, 09/10/2008 (Agence Europe) - Alors que les États membres continuent de prendre leur disposition au plan national pour sauver leurs banques, la Commission cherche à mesurer les effets de ces mesures d'urgence au regard des règles en matière d'aides d'État.

Celles annoncées, mercredi 8 octobre, par le Premier ministre britannique pour un total pouvant aller jusqu'à 500 milliards de livres (640 milliards d'euros), s'inscrivent pleinement dans les orientations prises par le mini-sommet du week-end dernier (EUROPE n° 9755) et les conclusions du Conseil Écofin (EUROPE
N° 9756), ont souligné, le même jour, Jean-Pierre Jouyet et José Manuel Barroso devant les députés européens. Le plan de sauvetage britannique prévoit un renflouement du capital des banques en difficulté de 50 milliards de livres, un mécanisme spécial de la Bank of England pour mettre à disposition des liquidités à court terme (au moins 200 milliards) et une garantie des emprunts obligataires à hauteur de 250 milliards de livres. La Commission européenne doit toutefois encore se faire une opinion définitive (une fois le plan porté à sa connaissance), mais il semble que le volet portant sur les garanties soit « de nature non discriminatoire », a confirmé jeudi 9 octobre un porte-parole.

La démarche britannique n'a pas encore fait d'émules en tant que tels, même si en Espagne le gouvernement a annoncé la création d'un fonds de 30 à 50 milliards d'euros pour assurer le financement des entreprises et des particuliers et accroître les liquidités disponibles (le fonds rachètera auprès des banques des emprunts immobiliers sains). La Commission n'a pas encore en sa possession les détails du plan espagnol, a précisé un porte-parole. En France, le gouvernement a concocté une structure juridique destinée à recapitaliser une banque en déroute. Mais la démarche reste celle du cas par cas (des injections de capital contre une prise de participation dans la banque en question) plutôt qu'un soutien généralisé au secteur, comme l'a montré l'exemple de la banque Dexia. Une affaire dont les derniers arrangements (les États belges, français et luxembourgeois se sont portés garants des emprunts de la banque sur les marchés) n'ont pas encore été notifiés à la commissaire Neelie Kroes, qui reste néanmoins « en contact étroit avec les autorités françaises et belges ». L'Italie n'a pas non plus mis en place de fonds de sauvetage d'urgence pour les banques en difficulté, mais comme la France, elle prévoit d'agir au cas par cas, au travers d'éventuelles injections de fonds publics,

Destinées à restaurer la confiance du secteur bancaire et à prévenir tout mouvement de panique des épargnants, ces différentes formules (conjuguées avec les actions de la BCE au plan des liquidités et des taux) doivent aussi provoquer un sursaut des bourses, dont les valeurs n'ont cessé de plonger ces derniers jours. Jeudi 9 octobre, la Commission européenne a aussi fait siens les appels répétés de M. Trichet recommandant aux acteurs du marché de garder leur sang-froid (EUROPE n° 9756). « Il ne faut pas que ceux qui ont péché par un optimisme excessif par le passé, tombent maintenant dans un pessimisme excessif », a insisté le porte-parole, pour qui « la situation est sérieuse mais nous disposons des atouts pour y faire face ». (A.B.)

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