Paris, 30/09/2008 (Agence Europe) - Invité à intervenir lors de la troisième conférence européenne de recherche sur la sécurité, mardi 30 septembre à Paris, Peter Hustinx, le contrôleur européen de la protection des données (CEPD), a insisté sur la nécessité de respecter la vie privée des citoyens et de protéger les données.
Il a notamment présenté le projet « Prise » (http://www.prise.oeaw.ac.at/objectives.htm ), dont l'objectif est de promouvoir un futur plus sûr pour les citoyens européens, en se fondant sur des technologies innovantes et des politiques en accord avec la protection des données et les droits de l'Homme. Ce programme passe notamment par le développement et l'évaluation de critères destinés à améliorer la recherche en matière de sécurité, impliquant différents partenaires comme des chercheurs et des industriels dans ce processus. Devant une assemblée essentiellement composée par des représentants des milieux de sécurité et des chercheurs, M. Hustinx a lancé: «N'outrepassez pas ces questions. Elles sont majeures. Il ne s'agit pas seulement d'un chapitre purement formel relayé en bas de page.» Il a exhorté le monde de la recherche à ne pas botter en touche concernant la question de la sécurité des données. «Les options pour assurer cette protection doivent être incluses dans les machines, dans les technologies», a-t-il fait valoir.
Intervenant dans la même table ronde que Peter Hustinx, le directeur adjoint d'Europol, Mariano Simancas Carrion, a souligné que si son agence disposait d'experts de la protection des données d'une part, et d'experts des technologies de l'information d'autre part, seule une coordination de ces experts permettait d'aboutir à des résultats concrets. «Mais nous avons besoin d'une autre compétence », a-t-il ajouté: « nous avons besoin de comprendre ce qui compose les systèmes. Comment puis-je comprendre une nanotechnologie si je ne sais pas ce qu'il y a dedans », s'est-il interrogé, appelant ainsi à un renforcement de la connaissance des nouvelles technologies. (L.B.S.)