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Bulletin Quotidien Europe N° 9745
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Ouvrir une réflexion stratégique sur l'agriculture est « une urgence », selon Michel Barnier

Annecy, 22/09/2008 (Agence Europe) - Michel Barnier, le ministre français de l'Agriculture, a donné le coup d'envoi, dimanche 21 septembre à Annecy, des débats sur les missions que devrait remplir la politique agricole commune (PAC) après 2013. Lors de la conférence organisée par le Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA), le ministre français a souligné l'urgence d'ouvrir une discussion stratégique sur l'agriculture « si l'on ne veut pas que l'agriculture soit la variable d'ajustement du budget européen ». En effet, 2009 sera marquée par le renouvellement de la Commission et l'élection du Parlement européen. Si l'UE ne parle pas aujourd'hui de la PAC de demain, elle ne pourra le faire qu'en 2010, au moment des discussions sur les prochaines perspectives financières (2013-2020). La Commission européenne, de son côté, juge prioritaire de s'entendre d'abord sur le « bilan de santé » de la PAC avant de penser à la PAC de l'après 2013.

Parmi les autres raisons qui justifient de lancer le débat maintenant sur la PAC après 2013 figurent: « l'absence de vision partagée » entre les 27 pays de l'UE, a expliqué Michel Barnier. Les négociations à l'OMC, fin juillet, ont montré que deux conceptions se sont exprimées: une agriculture qui doit s'adapter aux règles du commerce international contre des règles du commerce qui doivent s'adapter aux réalités agricoles et alimentaires. « Et c'est parce que les Indiens ont refusé de livrer leurs 800 millions de paysans à des importations massives à bas prix et qu'ils se sont opposés aux États-Unis, qu'il y a eu un échec à l'OMC ». La troisième raison, c'est, selon le ministre français, que l'agriculture est une question stratégique, car en Europe, elle touche notre alimentation, notre mode de développement et notre environnement. Michel Barnier a jugé indispensable de conserver des outils de stabilisation des marchés et de mettre en place des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires. « Sans outil de régulation, on concentre, on aseptise, on pollue plus, on prend des risques et on importe », a fait valoir le ministre français. Il a fait les autres remarques suivantes: - la PAC requiert un budget (près de 35% du budget européen aujourd'hui). « Mais moins de 100 euros par européen et par an, est-ce trop cher pour la sécurité alimentaire de nos consommateurs ? ». Or selon le ministre français, l'absence de PAC aurait un coût bien supérieur à la PAC actuelle ; - au sujet du « bilan de santé » de la PAC (adaptations à apporter à la PAC à compter de 2009-2010), Michel Barnier vise un « compromis ambitieux » qui permette à « chacun de nos pays », en fonction de leurs particularités, de tracer l'avenir de leur agriculture. (L.C.)

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