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Bulletin Quotidien Europe N° 9705
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/traitÉ de lisbonne

16/07/2008 (Agence Europe) - le « non » irlandais au Traité de Lisbonne pose une fois de plus des problèmes de fond à l'Union européenne, notamment en ce qui concerne « la perception qu'en ont les citoyens », constate Pietro Calamia dans la Lettera diplomatica du 24 juin (Circolo di Studi diplomatici, Polasselto Venezia, Via degli Astalli 3/A, 00186 Roma). L'ancien représentant permanent italien auprès de l'UE constate, en effet, la « tendance générale, en Europe, à attribuer à l'Union européenne « ce qui ne va pas dans l'actuelle phase historique ». Le 21 juin à Lyon, lors de la rencontre du Mouvement européen, le président Napolitano avait d'ailleurs demandé aux gouvernements nationaux de cesser d'attribuer « à Bruxelles la cause de leurs difficultés internes », rappelle l'ambassadeur Calamia. Et il se souvient d'un « énorme » graffiti vu à la gare de Vintimille intimant: « Désintégrer l'Union européenne. Abattre les frontières ». Comme si, justement, ce n'était pas l'intégration européenne qui a aboli les frontières. M. Calamia, par ailleurs, partage l'analyse de ceux qui estiment que « ce n'est pas un bon système démocratique que de demander aux citoyens de se prononcer sur des textes aussi complexes qu'un traité » (les citoyens s'expriment aux élections du Parlement européen, et il faudra réfléchir comment les associer au choix du président de la Commission, ajoute-t-il). Enfin, M. Calamia relève une différence importante par rapport au rejet français et néerlandais de la « Constitution », en 2005 - le fait que le gouvernement britannique, malgré le « non » irlandais, a voulu cette fois-ci procéder à la ratification du nouveau traité. (M.G.)

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