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Bulletin Quotidien Europe N° 9661
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/politique rÉgionale

Les priorités de la future Présidence française de l'UE

Tanger, 15/05/2008 (Agence Europe) - Pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, la future Présidence française de l'UE a inscrit, dans ses priorités, la gouvernance locale, la décentralisation et le développement territorial. Elle soutient la politique de cohésion par l'appui institutionnel et la mobilisation des acteurs du territoire. En ont témoigné, devant la deuxième convention internationale des Régions pour une approche territoriale à Tanger, son S.E. Bruno Dethomas, ambassadeur et chef de la délégation de la Commission européenne au Maroc, ainsi que le délégué interministériel à la coopération décentralisée, Antoine Joly.

La France a initié une réflexion sur une charte de la coopération en matière d'accès à la gouvernance locale. Cette charte sera annexée à la communication que prépare la Commission et qui sera intitulée « Vers une approche européenne de la gouvernance locale démocratique, décentralisation et développement territorial ». Elle sera l'objet de conclusions d'un Conseil des ministres européens en novembre 2008, a annoncé Antoine Joly. L'objectif de cette charte sera d'améliorer la cohérence, la complémentarité, l'efficacité d'une intervention entre acteurs de la gouvernance locale (administrations, Etat, société civile, secteur privé, etc.). Elle aura aussi une vocation opérationnelle, mettant notamment l'accent sur l'importance de respecter la puissance publique dans l'action locale, a précisé le délégué de la France.

La France a également décidé que les journées européennes du développement, qui se tiendront à Strasbourg du 15 au 17 novembre 2008, porteront sur le thème de la gouvernance locale et des objectifs du millénaire. Elle privilégie également les liens entre les ONG françaises et les Nations unies, en particulier le PNUD vu son rôle de coordination, mais aussi avec la FAO. Elle soutient les forums qui permettent aux collectivités territoriales de prendre leur place dans le dialogue intercontinental, mais aussi le forum des collectivités territoriales de l'ensemble de la Méditerranée, préalable au Sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union pour la Méditerranée, dont l'initiative revient au président français Nicolas Sarkozy. « Tout cela prouve que la France n'est pas absente du débat sur le rôle, la place des régions sur la scène internationale », a commenté Antoine Joly. Il est utile de distinguer l'approche régionale du développement et la coopération décentralisée. L'approche régionale du développement vise à la fois la territorialité des politiques sectorielles, pour leur donner un ancrage territorial indispensable à leur réussite, et à fournir à la gouvernance locale une capacité d'approche globale d'un développement du territoire. Cette fonction concerne d'abord les États, les organisations internationales, a précisé M. Joly en ajoutant que « la politique régionale européenne est une réussite. Cette réussite doit pouvoir nous servir pour la politique que nous menons avec nos voisins, et avec l'ensemble du monde ». Pour ce qui de la coopération décentralisée, « elle est par définition territorialisée », a commenté le délégué français. «C'est une coopération d'égal à égal, qui permet la gestion d'un territoire dans toutes ses composantes économique, sociale et environnementale. Il faut capitaliser les expériences », a conclu Antoine Joly.

« En tant qu'actrices du développement, il est important que les régions trouvent leur place dans la mise en oeuvre de l'efficacité de l'aide afin de la faire progresser », a déclaré Bruno Dethomas. 2008 est une année clé pour l'implication des régions dans le développement, a indiqué M. Dethomas. La Commission publiera d'ici fin 2008 une communication sur le développement local, comportant trois idées clés: gouvernance locale, décentralisation et développement territorial. Ce faisant, la Commission encourage: - la création d'une plate-forme qui regrouperait les autorités locales et régionales actives dans le développement et les représenterait dans le dialogue avec les institutions européennes ; - la mise sur pied d'une bourse de coopération décentralisée. Elle devrait aussi prendre une initiative de jumelage pour le développement, dont l'objectif serait de renforcer le fonctionnement institutionnel des autorités locales et de développer des partenariats culturels et humains, la coopération entre le nord et le sud, entre les autorités locales et associations locales. (G. B.)

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