Bruxelles, 13/05/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a lancé, jeudi 8 mai, à l'occasion d'une conférence organisée au Caire, la quatrième phase du programme Tempus destinée à soutenir les efforts de modernisation de l'enseignement supérieur dans les 28 pays partenaires des Balkans occidentaux, d'Europe orientale, d'Asie centrale, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. La conférence du Caire était centrée sur la question de la qualité et du rôle du programme Tempus depuis son lancement en 1990. Elle a aussi donné l'occasion de dialoguer à des universitaires, experts et étudiants des 27 États membres de l'UE et des 28 partenaires au programme.
Via Tempus, la Commission européenne s'emploie à créer un espace de coopération entre l'UE et ses pays voisins dans le domaine de l'enseignement supérieur. Depuis 1990, Tempus a financé 6 500 projets, mobilisant 2 000 universités des Balkans occidentaux, d'Europe orientale, d'Asie centrale, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Entre 2000 et 2006, 788 projets européens communs et 1492 bourses de mobilité individuelle ont été financés. Par ailleurs, au cours de la même période, Tempus a soutenu 270 mesures structurelles et complémentaires.
Il ressort des résultats d'une étude réalisée pour le compte de la Commission que Tempus a eu un impact considérable, notamment en déclenchant la phase longue et difficile du passage à une éducation axée sur les résultats plutôt que sur les matières. La première approche s'articule autour de la notion de l'acquis réel d'une personne (le résultat d'apprentissage), tandis que la démarche traditionnelle axée sur les matières mettait l'accent sur la durée ou le lieu de l'acquisition des connaissances (les intrants d'apprentissage).
La plupart des universités des pays participant au programme Tempus ont fait des efforts pour introduire des programmes d'assurance qualité, essentiels pour donner confiance dans le système. Tempus a aussi contribué à créer un noyau important d'enseignants résolument en faveur de changements et de réformes. La majorité des 2 000 universités participant à des projets Tempus ont mis au point des lignes directrices internes pour assurer la qualité, y compris des méthodes d'auto-évaluation et d'examen collégial. Dans certains pays, principalement dans les Balkans occidentaux, Tempus a facilité la création d'agences nationales d'assurance et de certification de la qualité véritablement indépendantes. Toutefois, pour que la qualité soit reconnue comme un enjeu stratégique au niveau universitaire, sa place dans les universités doit être plus visible, et des ressources humaines et financières appropriées doivent y être allouées, estime la Commission qui note dans un communiqué que « de nombreux pays voisins de l'UE, à l'est et au sud, éprouvent encore le besoin urgent de développer du matériel et des cours efficaces pour former les enseignants aux mécanismes de l'assurance qualité ». (O.L.)