Bruxelles, 25/04/2008 (Agence Europe)- La quatrième session du Conseil d'association UE/Egypte se tiendra lundi 28 avril à Luxembourg. Elle donnera l'occasion aux parties de dresser le bilan d'une coopération entrée en vigueur en 2004 et qui a permis des acquis appréciés à Bruxelles, qu'il s'agisse de la dynamisation des échanges (40% du commerce extérieur égyptien se fait avec l'Europe élargie) ou de l'engagement d'une coopération dans des domaines essentiels tels que l'énergie, l'immigration et la lutte contre le terrorisme. Presque tous les domaines sont couverts par cette coopération aussi bien bilatérale que dans le cadre du processus de Barcelone. Dans l'ensemble, l'UE estime que l'Egypte est un « partenaire clé » dans une région arabe et méditerranéenne marquée par le conflit israélo-arabe pour le règlement duquel Le Caire est appelé à jouer un rôle actif et apaisant, en particulier concernant Gaza.
Pour orienter cette coopération, un « plan d'action », adopté il y a un an dans le cadre de la politique de voisinage (PEV), organise des actions dans les domaines économique, technique et de l'assistance financière. Huit sous-comités ont été instaurés pour approfondir les thèmes prioritaires, dont celui sur les droits de l'Homme, considérés comme un « élément essentiel » de la relation euro-égyptienne. Le Parlement européen a pointé du doigt les manquements constatés au cours de cette année dans une période de transition (élections) difficilement gérée. Le Conseil réserve néanmoins un « bon accueil » à l'annonce par Le Caire de l'ouverture d'un « dialogue » avec l'opposition. Il lui rappelle cependant qu'il ne doit pas être à « sens unique » et doit être mené entre partenaires égaux en droit et sans restriction sur les thèmes. L'UE « encourage » les autorités égyptiennes à réviser la loi électorale pour garantir sa conformité aux standards internationaux et se déclare disposée à les y aider mais leur demande de lever l'état d'urgence appliqué depuis 27 ans et de veiller à l'application du droit d'expression, de la liberté de la presse et de la liberté de croyance. D'une manière générale, elle offre son appui et son assistance à l'Egypte pour mener à bonne fin son programme général de réformes. (F.B)