Bruxelles, 25/04/2008 (Agence Europe) - Outre le renouvellement (pour 12 mois) et l'adaptation du régime des sanctions à l'encontre du régime birman, les ministres des Affaires étrangères de l'UE adopteront, mardi 29 avril, des conclusions sur l'évolution du pays. « L'UE continue d'être profondément préoccupée par la situation en Birmanie/Myanmar et presse à nouveau les autorités à prendre rapidement des mesures en vue d'une transition vers un gouvernement civil légitime et la réconciliation nationale », indique le projet de texte qui sera adopté par le Conseil Relations extérieures. « Seul un processus qui implique la pleine participation de tous les acteurs du pays, y compris Daw Aung San Suu Kyi et des groupes ethniques, conduira à la réconciliation nationale et à la stabilité », expliquent les conclusions, qui ajoutent que « le projet de Constitution, le référendum et les élections, tels qu'ils sont actuellement envisagés, ne permettront pas de résoudre les nombreux problèmes auxquels la Birmanie/Myanmar fait face ». Le projet de Constitution, dont l'adoption doit ouvrir la voie à des élections multipartites en 2010, introduit des restrictions à l'éligibilité pour les hautes fonctions politiques, permet aux militaires de suspendre la Constitution à discrétion et ne tient pas suffisamment compte de la diversité ethnique du pays. Les Vingt-sept appelleront aussi les autorités à assurer un débat « libre et ouvert » avant le référendum constitutionnel du 10 mai et à garantir un processus politique « transparent », qui clarifie l'échéance électorale de 2010. (A.B.)