Bruxelles, 25/03/2008 (Agence Europe) - La Présidence slovène du Conseil de l'UE et le commissaire européen chargé de l'Elargissement, Olli Rehn, ont salué la décision des dirigeants chypriotes grec et turc de relancer les négociations sur l'avenir de Chypre. Lors de leur rencontre, vendredi 21 mars, le président chypriote, Demetris Christofias, et le leader de la communauté turque du nord de Chypre, Mehmet Ali Talat, ont décidé de lancer dans trois mois des négociations pleines et entières sous les auspices du secrétaire général des Nations unies. D'ici là, des groupes de travail et des comités techniques, qui seront établis dans les prochaines semaines, se réuniront pour examiner toute une série de questions restant encore à définir. Un protocole signé le 8 juillet 2006 (EUROPE n° 9229) prévoyait déjà de lancer un nouveau processus de discussion avec la création de comités techniques pour traiter des questions quotidiennes et de substance. Il n'a cependant jamais véritablement été mis en œuvre, faute d'accord entre les parties sur les questions à traiter.
« Un nouvel espoir de réunification de cette île séparée depuis des décennies est notamment motivé par l'annonce de la réouverture du poste-frontière de la rue Ledra à Nicosie. Il s'agit d'un acte symbolique d'une grande importance politique, la Slovénie encourageant les deux parties à poursuivre leur dialogue », a déclaré le ministre des Affaires étrangères slovène, Dimitrij Rupel, dans un communiqué publié le même jour. La question de l'ouverture d'autres points de passage, notamment celui de Limnitis, sera aussi à l'ordre du jour des groupes de travail, dont le contenu est encore vague. « Nous voulons souligner ce sur quoi nous sommes d'accord et rien de ce sur quoi nous sommes en désaccord », a insisté après la rencontre M. Christofias, qui a récemment exclu que le plan Annan serve de base à une future solution (EUROPE n° 9624). A ce stade, « nous avons seulement discuté de la procédure » et « n'avons pas mentionné de base ou de paramètres pour la solution », a confirmé M. Talat, qui rappelle qu'il souhaite résoudre le problème chypriote d'ici « la fin 2008 », ou désormais « dès que possible ». (A.B.)