Bruxelles, 13/02/2008 (Agence Europe) - Les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Viktor Iouchtchenko ont confirmé à l'issue de leur rencontre, mardi 12 février à Moscou, que l'énergéticien d'Etat russe Gazprom et les autorités ukrainiennes sont parvenus à un compromis mettant fin à leur dernière querelle gazière. En raison d'un arriéré de paiement s'élevant à 1,5 milliard de dollars, Gazprom avait menacé, jeudi 7 février, de réduire à compter du 12 février ses livraisons de gaz à l'Ukraine si Kiev ne réglait pas sa dette (EUROPE n° 9597). « Gazprom est satisfait des propositions faites par la partie ukrainienne. Nous avons convenu des principes de coopération », a déclaré le président Poutine, après une réunion avant tout consacrée à la coopération russo-ukrainienne. « Nous avons convenu que l'Ukraine remboursera sa dette » accumulée en 2007, a quant à lui assuré le président Iouchtchenko. Aux termes de l'accord, Kiev commencera à rembourser sa dette dès le 14 février et deux sociétés intermédiaires des échanges de gaz seront remplacées, explique Gazprom dans une déclaration, assurant que les livraisons vers l'Ukraine seront « effectuées à plein volume ». Le changement du système opaque des sociétés intermédiaires par lesquelles l'Ukraine paie le gaz importé d'Asie centrale via la Russie avait été une des principales exigences du Premier ministre ukrainien Yulia Tymoshenko lors de sa récente prise de fonction. RosUkrEnergo et UkrGazEnergo, qui ont été au centre d'allégations de corruption répétées dans la presse russe, seront remplacées par deux sociétés conjointement détenues par Gazprom et l'entreprise ukrainienne Naftogaz. Réagissant mardi, la Commission européenne a salué l'accord conclu, exprimant l'espoir qu'il permettra d'éviter de nouveaux problèmes entre Kiev et Moscou. « La Commission espère que cette solution établira la base pour une relation énergétique bilatérale stable et solide », a commenté le commissaire à l'Energie, Andris Piebalgs. (E.H.)