Bruxelles, 13/02/2008 (Agence Europe) - Le texte de « mise à jour » (status report) publié le 12 février à Genève par le médiateur à l'OMC sur les services, Fernando de Mateo, laisse perplexes les organisations représentatives des industries de services des pays développés (dont, l'UE, l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, Hong-Kong, le Japon, la Nouvelle-Zélande et Taïwan), réunies sous la bannière Global Services Coalition (EUROPE n° 9525). Si elles saluent l'affirmation par le texte de l'ambassadeur mexicain à l'OMC que les services sont un des trois piliers du round de Doha, ces organisations déplorent néanmoins le faible contenu d'un document qui n'est qu'un simple texte de mise à jour et non de négociation comme ceux produits en agriculture et sur les NAMA. En cinq paragraphes, M. de Mateo se borne à indiquer les éléments de la négociation sur lesquels il y a presque consensus et ceux sur lesquels il y a des divergences persistantes sur des questions d'accès au marché. « L'UE aurait espéré davantage de ce texte qui ne contient pas d'orientations claires pour fixer le degré d'ambition de la négociation sur les services en tant qu'un des trois piliers en matière d'accès au marché du round », a commenté Peter Power, porte-parole du commissaire au Commerce Peter Mandelson. Ce texte, qui sera discuté le 22 février à Genève, illustre les divergences persistantes entre pays émergents, emmenés par le Brésil et l'Inde, et pays développés, qui veulent connaître les engagements de ces derniers sur les services avant des marchandages définitifs en agriculture et sur les NAMA. (E.H.)