Bruxelles, 25/01/2008 (Agence Europe)- « Les compagnies aériennes à bas coûts (les transporteurs « low-cost ») ont eu des répercussions considérables sur certains marchés des transports aériens, mais l'ampleur et la nature de ces effets sont essentiellement régionales », indique une étude du Département des politiques structurelles et de cohésion du Parlement européen, présentée, mardi 22 janvier, à la commission des transports du PE.
Intitulé « Les conséquences de la croissance du secteur des compagnies aériennes à bas coûts en Europe », le rapport souligne que l'influence exercée par les compagnies low-cost a été positive, surtout pour les régions à partir desquelles ces compagnies se sont décidées d'opérer (développement du tourisme, la visibilité des régions concernées, emplois, accessibilité, mobilité). Les auteurs remarquent également qu'en raison de la diversification des offres, le développement de ce genre de compagnies n'a pas généré de pertes pour les « hubs » des compagnies aériennes traditionnelles et n'a pas entraîné des réductions significatives dans le nombre de passagers empruntant les lignes aériennes régulières. Selon le rapport, le développement des compagnies aériennes à bas coût a généré un accroissement du nombre de passagers en général au lieu de dévier les passagers des lignes traditionnelles vers les opérateurs à bas coûts. Le développement ultérieur du trafic à bas coût pourrait toutefois amplifier considérablement la concurrence intramodale (l'évolution de certains transporteurs traditionnels vers l'approche des compagnies low-cost pour les vols à courte distance ou la convergence des stratégies pour les vols de plus de six heures) et intermodale, en particulier les transports ferroviaires à grande vitesse. L'ensemble du rapport peut être consulté sur http://www.airportregions.org . (A.By.)