Bruxelles, 24/01/2008 (Agence Europe) - Michel Barnier, le ministre français de l'Agriculture, a déclaré jeudi 24 janvier à Bruxelles, lors d'un déjeuner avec la presse, que la Présidence française (juillet-décembre 2008) lancera un débat politique sur les missions que devra remplir la Politique agricole commune (PAC) après 2013. « Nous ne voulons pas que le débat sur la révision du budget de l'UE », entre 2008 et 2010, « préempte le débat politique sur la PAC », a dit le ministre, qui s'est dit favorable à ce que la PAC soit inscrite dans la stratégie de Lisbonne. Pour initier ce débat sur la PAC de l'après-2013, la Présidence française publiera un « document d'orientation » qui sera discuté lors de la réunion informelle du Conseil Agriculture, du 20 au 22 septembre à Annecy, en Haute-Savoie.
Dans la querelle annoncée sur le budget de l'UE, M. Barnier s'opposera à une baisse des crédits affectés à la PAC et à une renationalisation de ces dépenses. Il estime que la France peut compter sur « 17 à 18 » autres pays de l'UE pour défendre une PAC « forte ».
Plutôt que de parler de « préférence communautaire » (un terme utilisé par Nicolas Sarkozy en septembre dernier, EUROPE n°9500), Michel Barnier a préféré parler de « nouvelle préférence européenne »: un budget européen, une « architecture » de tarifs douaniers et un renforcement du contrôle de la qualité des produits qui entrent dans l'UE. (L.C.)