Luxembourg, 11/01/2008 (Agence Europe) - La Banque européenne d'investissement et la société responsable du port de Rotterdam, Havenbedrijf Rotterdam N.V. (HbR), ont signé, jeudi 10 janvier, un premier contrat de financement de 100 millions d'euros destiné au projet Maasvlakte 2. Ce contrat est le premier d'une série dont le montant global pourrait atteindre 900 millions d'euros et qui aura comme objectif le financement, sur la période 2008-2014, du projet de récupération de terres sur la mer, de construction de terminaux de conteneurs et d'extension de la capacité des installations portuaires de Rotterdam.
Le 17 juillet 2007, la BEI a approuvé un prêt de 900 millions d'euros en faveur du projet Maasvlakte 2 qui porte sur l'extension de la zone portuaire et industrielle de Rotterdam, sur la mer du Nord, afin d'offrir aux navires de haute mer des terminaux de conteneurs et des sites destinés aux secteurs de la chimie et de la distribution. Les travaux de construction de Maasvlakte 2 débuteront à l'automne 2008. La nouvelle zone portuaire et industrielle couvrira une surface de 2 000 hectares qui permettra l'expansion des activités de transbordement de conteneurs et agrandira la place disponible pour l'industrie chimique et la distribution. Les secteurs concernés ont montré un vif intérêt pour une installation sur le site de Maasvlakte 2. Les premiers terminaux de conteneurs sont déjà attribués. Le premier terminal devrait être opérationnel en 2013 tandis que l'ensemble des installations de Maasvlakte 2 devrait être en service à l'horizon 2033. Le coût de la construction de Maasvlakte 2 est estimé à 3 milliards d'euros. Pour financer ce projet, HbR a recours à ses propres ressources (capital, prêts des actionnaires, trésorerie) ainsi qu'à des emprunts. La conclusion d'emprunts constituait d'ailleurs une condition clé pour l'obtention d'un avis favorable pour le projet Maasvlakte 2. Aussi, le prêt de la BEI joue-t-il un rôle important dans la réalisation de cette condition clé.
Ce projet relève d'un plan directeur à moyen terme qui a donné lieu à une évaluation stratégique environnementale. Le projet lui-même a fait l'objet de deux procédures d'évaluation des incidences sur l'environnement portant sur les travaux de construction, et sur l'utilisation, durant l'exploitation, des terres gagnées sur la mer. Les incidences significatives liées à l'extraction de sable des fonds marins ont été identifiées et toute une série de mesures d'atténuation et de compensation est mise en œuvre. Par ailleurs, une politique d'information complète et transparente à l'intention des parties prenantes a été mise en place et le projet a reçu le feu vert de la Commission européenne.
Le prêt de la BEI va servir au financement de la première phase du projet, qui porte sur la construction des murs extérieurs de protection contre les eaux et des infrastructures internes de base qui s'y rattachent. À l'issue des travaux, la nouvelle extension portuaire sera dotée de deux nouveaux terminaux de conteneurs d'une capacité totale d'environ 4,2 millions d'EVP (équivalent vingt pieds) qui occuperont une surface de 150 hectares et 2 km de quais. Une surface supplémentaire totalisant 160 hectares sera en outre consacrée à des activités complémentaires ayant trait notamment aux dépôts, à l'industrie et à l'environnement.
Ce prêt de la BEI s'inscrit dans le prolongement de la collaboration qui s'est instaurée entre la BEI et HbR. Dans le passé, la BEI a également financé la construction des terminaux de conteneurs Euromax et Delta 2000-8 pour un montant global de 300 millions d'euros. (O.L.)