login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9400
Sommaire Publication complète Par article 14 / 29
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

58% des citoyens de l'UE pour le maintien à l'avenir du budget agricole de l'UE - mais plus de 50% ne connaissent rien à la PAC

Bruxelles, 03/04/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié la semaine dernière les résultats d'un sondage « Eurobaromètre » qui montrent que plus de la moitié des personnes interrogées demandent que les dépenses agricoles de l'UE restent au même niveau à l'avenir. Mais cette enquête révèle que 54% des citoyens de l'UE n'ont jamais entendu parler de la Politique agricole commune (PAC). L'appréciation des décisions de 2003 sur la réforme de la PAC (conditionnalité, découplage des aides) est plutôt bonne. Les citoyens britanniques n'apparaissent pas du tout, dans ce sondage, comme les plus hostiles envers la PAC. Cette étude a été réalisée par l'institut « TNS Opinion & Social » entre le 17 novembre et le 19 décembre 2006. 24.732 citoyens dans les 25 Etats membres, ainsi qu'en Bulgarie et en Roumanie (encore candidats à l'UE au moment de l'étude), ont été interrogés.

Notoriété de la PAC: 54% des personnes interrogées ont reconnu n'avoir « jamais entendu parler » de la PAC. La notoriété la plus forte est enregistrée en France, où près de deux tiers des répondants ont déjà entendu parler de la PAC (64 % dont 19 % sachant « exactement » ce qu'elle est). La France devance, dans ce domaine, l'Irlande et la Pologne. En queue de peloton figure la Bulgarie, où 16 % de la population a entendu parler de la PAC.

Réforme de la PAC: la conditionnalité (réduction des paiements aux agriculteurs s'ils ne respectent pas certaines normes sur l'environnement, le bien-être des animaux ou la sécurité alimentaire) est approuvé par l'écrasante majorité des personnes interrogées (un peu plus de 80%). L'élimination des subventions fondées sur la production au profit des paiements directs découplés et l'augmentation des crédits en faveur de la politique de développement rural sont des principes qui plaisent à 49 % des sondés. 11% seulement critiquent ces évolutions. Le paiement unique par exploitation introduit par la PAC est particulièrement apprécié par les répondants en Lettonie, en Roumanie (avec 64 %), à Chypre (63 %) et en Slovénie (60 %). Les plus hostiles au découplage se trouvent au Danemark, en Italie, au Luxembourg et en Espagne.

Budget actuel de la PAC: le sondage montre qu'une grande partie de la population approuve le niveau actuel des dépenses agricoles. La majorité (45 %) pense que la proportion du budget réservée à ce jour à l'agriculture est « adéquate », soit plus que le cumul des personnes considérant que le budget est « insuffisant » (15 %) ou « trop élevé » (16 %). C'est en Suède (36% des sondés) que l'on trouve la plus grande proportion de personnes qui jugent le budget agricole actuel trop élevé. Les citoyens sont les plus satisfaits du budget actuel de l'agriculture en Belgique (61 %), en Slovaquie (58 %), ainsi qu'en Finlande et en Allemagne (56 %). Au Royaume-Uni, 40% des sondés ont estimé que le budget actuel agricole était adéquat (11% ont répondu « pas assez élevé » et 20% « trop élevé »).

Avenir du budget de la PAC: 17 % seulement des personnes interrogées ont exigé une diminution, au cours des dix prochaines années, de la part du budget total de l'UE consacrée à l'agriculture. 26% des sondés souhaiteraient que la part budgétaire de la PAC soit augmentée, tandis que la réponse la plus populaire est le statu quo budgétaire (32 %). Ainsi, plus de la moitié des citoyens (58 %) pensent que l'enveloppe de l'agriculture dans le budget total de l'UE devrait au minimum rester inchangée, voire augmenter. Les résultats nationaux montrent que les Danois (49%), les Suédois (35%) et les Néerlandais (31%) sont les plus nombreux à appeler à une diminution, à l'avenir, du budget agricole. Les Grecs (60% des sondés), les Lettons (59%) et les Slovaques (48%) se montrent les plus enclins à demander une augmentation, à l'avenir, de ces dépenses. Réputés très critique dans ce domaine, les citoyens britanniques interrogés sont tout de même 22% à souhaiter une hausse de l'enveloppe consacrée à cette politique (un point de pourcentage de plus qu'en France), 26% à plaider pour le statu quo et 21% à recommander une baisse de ces dépenses.

Objectifs de la PAC: 41% des personnes interrogées pensent que cette politique devrait avoir pour principales priorités d'assurer que les produits agricoles soient sains et sans danger. Les autres objectifs prioritaires devraient être, selon, l'enquête, de garantir un niveau de vie correct aux agriculteurs (pour 37 % des citoyens de l'UE) et de veiller à ce que les consommateurs paient des prix raisonnables (35 %). Enfin, 55% des gens qui ont répondu aux questions ont estimé que la production d'aliments sains devait être la responsabilité principale des agriculteurs dans la société. (lc)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES