14/02/2007 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié le 14 février, la Commission européenne exprime son extrême préoccupation face à la dégradation de la situation politique en Guinée Conakry et condamne vivement la suspension effective des droits individuels et des libertés fondamentales suite à la déclaration de l'état de siège dans le pays. Elle déplore les pertes de vies humaines à la suite des violentes actions des forces de l'ordre, la violation continue des droits de l'homme et la suppression de toute liberté. Elle déplore également les mesures répressives mises en œuvre contre les radios privées et regrette que celles-ci aient été pillées, leur personnel arrêté et elles-mêmes forcées de suspendre leurs émissions. Louis Michel regrette « le refus des autorités guinéennes d'écouter les nombreux appels à la modération et au dialogue » et déplore « la perte de vies humaines et le manque de respect des droits de l'Homme et des principes de l'Etat de Droit, éléments essentiels de l'Accord de Cotonou dont la Guinée est signataire ». (ol)