Bruxelles, 25/07/2006 (Agence Europe) - Alors que les ministres des Affaires étrangères du groupe de contact sur le Liban tiennent ce mercredi 26 juillet une réunion d'urgence à Rome au sujet du conflit au Liban (voir EUROPE n° 9238), le Portugal a demandé à la Présidence finlandaise de convoquer, elle aussi, une réunion d'urgence du Conseil de l'UE sur la crise. « Les développements rapides sur le plan politique et diplomatique, la poursuite des confrontations militaires et la détérioration de la situation humanitaire justifient cette réunion » des ministres des Affaires étrangères des Vingt-cinq, affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, a envoyé une lettre en ce sens lundi à son homologue finlandais Erkki Tuomioja, qui préside le Conseil de l'UE. « Cette proposition du gouvernement portugais témoigne de son désir de voir l'UE impliquée activement dans la recherche d'une solution à ce conflit en s'exprimant d'une seule voix », souligne le communiqué du ministère portugais.
Mardi, un porte-parole de la Présidence finlandaise de l'UE a dit être « au courant » d'une telle demande portugaise et a affirmé qu'une décision sur la tenue éventuelle d'une réunion extraordinaire du Conseil de l'UE sera prise en fonction des résultats de la réunion de Rome de ce mercredi ainsi que de la visite que M. Tuomioja doit faire cette semaine (27 et 28 juillet) au Proche-Orient.
Entre-temps, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a apporté lui aussi son soutien à l'idée de déployer au sud-Liban une force internationale de maintien de la paix - de préférence majoritairement européenne, a-t-il plaidé - pour aider à faire cesser les combats entre Israël et les milices du Hezbollah. « Je pense qu'il est clair que cette présence internationale est nécessaire parce que le niveau de confiance entre les parties belligérantes n'existe pas », a-t-il précisé à des journalistes à Porto. « Seule une force internationale peut garantir les conditions minimales pour la paix. Personnellement, j'apprécierais que cette force soit essentiellement européenne et que les membres de l'Union soient prêts pour y participer une fois qu'elle aura été approuvée par les Nations unies », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Ehoud Olmert a déclaré dimanche que son gouvernement accepterait une force européenne de maintien de la paix au Liban sud (voir EUROPE n° 9238).