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Bulletin Quotidien Europe N° 9213
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/conseil europeen

Le Président Borrell évoque la « capacité d'absorption » - Il y a des problèmes plus importants que celui du siège du PE

Bruxelles, 16/06/2006 (Agence Europe) - Pendant sa conférence de presse après son intervention au Conseil européen (EUROPE n° 9211), le Président du Parlement européen a été interrogé en particulier sur les futurs élargissements et la « capacité d'absorption » de l'UE. Un architecte n'ajouterait jamais des étages à une maison sans s'assurer de la « résistance » des fondations, a-t-il répliqué, mais cette capacité « n'est pas constante ». Et il a fait aussi l'exemple de certaines « espèces qui ont disparu parce qu'à leur croissance en poids n'a pas correspondu un développement du squelette », et qui ont été ainsi « écrasées par leur propre poids ». Quant au processus de ratification de la Constitution, M. Borrell a noté: « Il y a neuf Etats membres qui n'ont encore rien dit, je me demande s'ils se cachent derrière le non français et néerlandais, comme le taureau derrière le burladero » (paroi en bois placée dans les arènes).

Sur la question du siège du Parlement européen, M. Borrell a expliqué: je ne l'ai pas abordée devant les chefs d'Etat et de gouvernement, « parce que je l'avais déjà fait, dans ma lettre au Chancelier Schüssel, qui a eu l'amabilité de consulter ses collègues et qui m'a répondu, avant le Sommet, que les Etats membres ne désiraient pas changer le régime actuel » (après la réponse de Wolfgang Schüssel, la Conférence des présidents des groupes politiques a estimé mercredi soir que le mandat donné au Président Borrell de poser le problème au Conseil européen était accompli: voir EUROPE n° 9211). Face aux insistances des journalistes, M.Borrell a estimé: « ce n'est pas le problème le plus grave de l'UE ». « La question n'est pas à l'ordre du jour », a-t-il dit à ceux qui l'interrogeaient sur la campagne de signatures pour un siège unique à Bruxelles lancée notamment par la libérale suédoise Cecilia Malmström (EUROPE n° 9208).

Le groupe ALDE a vivement réagi. Son président Graham Watson, dans un communiqué, affirme que le Parlement européen devrait pouvoir décider où il se réunit, « sans être le laquais des Etats membres », et a déploré « le manque d'épine dorsale de Hans-Gert Pöttering et Martin Schulz » (présidents des groupes PPE-DE et PSE) sur cette affaire. La libérale allemande Silvana Koch-Mehrin (dont le parti, le FDP, est à l'opposition en Allemagne) renchérit: « la grande coalition entre conservateurs et conservatrices se montre unie dans son ignorance aussi au Parlement européen ».

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