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Bulletin Quotidien Europe N° 9210
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

Conférence-débat sur le rapport « Bilan social de l'UE 2005 »

Bruxelles, 13/06/2006 (Agence Europe) - Le Président de l'Observatoire social européen (OSE), le député européen Pierre Jonckheer (vert belge) a présenté, le 7 juin à Bruxelles, le rapport « Bilan social de l'UE 2005 », à l'occasion de sa parution. Coordonné par l'OSE et publié par l'Institut syndical européen (ISE) avec le soutien du programme de recherche syndical suédois Saltsa, cet ouvrage se veut la référence en matière d'analyse des politiques sociales menées au niveau de l'UE en 2005. Le rapport (ISBN 2-87452-028-4) est disponible (en français et en anglais) auprès de l'OSE (http: //www/ose.be) et de l'ISE (http: //http://www.etui-rehs.org ).

Ouvrant les travaux, Philippe Pochet, directeur de l'OSE et auteur de l'article de ce rapport intitulé « Le modèle social en débat: évolution récente des acteurs, stratégies et dynamiques », a distingué quatre groupes d'acteurs: (1) les économistes « classiques » (qui ont mené à bien le marché intérieur et l'union monétaire), pour qui les marchés du travail nationaux doivent être dérégulés ; (2) les économistes « de la théorie de la croissance endogène » (dont l'importance tient à la place qu'ils occupent au sein de la DG Economie/Finances à la Commission européenne) qui pensent qu'on peut augmenter la croissance par des investissements dans la recherche et par l'éducation et la formation tout au long de la vie. Pour eux, le marché ne peut pas tout faire et les budgets nationaux doivent être réorientés vers des domaines porteurs de croissance ; (3) la gauche modérée, qui ne remet pas fondamentalement en question l'Union monétaire mais souhaite une véritable Union sociale ; (4) la gauche traditionnelle pour qui il faut modifier les critères de Maastricht et donner à la Banque centrale européenne (BCE) un objectif de plein emploi. M. Pochet a présenté trois scénarios d'avenir: (1) Voice : alliance des acteurs sociaux des groupes 3 et 4, pour réaliser par exemple des coopérations renforcées autour de l'UEM ; (2) Loyalty : nouveau compromis entre les groupes 2 et 4 pour « conserver Lisbonne » ; (3) Exit : retour au principe de subsidiarité en matière sociale, « pour se concentrer sur les changements à apporter en matière économique et monétaire ».

« Mieux légiférer » est-ce une vieille lune ou un agenda caché ? a demandé Eric Van den Abeele, Professeur à l'Université de Mons, et auteur de l'article « Mieux légiférer, vers une remise en cause de la méthode communautaire ? ». Selon lui, l'agenda du « Mieux légiférer » ne doit en tout cas pas: - remettre en cause le principe même de la réglementation communautaire, ni sa nécessité d'assurer les finalités d'intérêt général ; - remettre en cause l'acquis communautaire sous couvert de simplification.

En présentant son article intitulé « Les trois angles d'attaque du problème social européen à partir de l'extérieur », Pierre Defraigne, directeur de l'EUR-IFRI et ancien haut fonctionnaire européen, a affirmé que la garantie d'une Europe puissante, c'est qu'elle: - soit construite sur le plan institutionnel, et parle d'une seule voix dans le cadre de l'OMC par exemple ; - ait un message, une vision commune sur un projet de société ; - soit une puissance indivisible dans la prise de décision au niveau international, par exemple sur des questions comme l'Iran. Il a conclu sur la nécessité, pour des raisons éthiques, de développer un modèle social européen et de travailler pour un projet de société.

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