Strasbourg, 13/06/2006 (Agence Europe) - La plupart des groupes politiques du PE attendent un signe des chefs d'Etat de gouvernement sur la Constitution européenne. « Nous souhaitons que le processus de ratification se poursuive et nous encourageons le Conseil à aller dans ce sens », a ainsi déclaré Hans-Gert Pöttering, président du groupe PPE-DE. Plus il y a de pays qui ratifient, plus nous avons de chances de garder la substance du texte, a-t-il souligné, en espérant que « sous Présidence allemande, nous arriverons à une véritable méthode pour la suite ». Pour Martin Schulz, président du groupe PSE, il est aussi « essentiel que la substance du texte soit préservée » et reste « la base de ce qui se fera dans un avenir très proche ». Je suis « désolé que la Commission ne fasse pas preuve de davantage d'ambition », a regretté Graham Watson, Président du groupe ADLE, pour qui « la Commission interprète de façon très minimaliste son rôle de gardienne des Traités ». Conscient de la difficulté à faire adopter le même texte par les citoyens français et néerlandais, M. Watson juge qu'il serait utile de « commencer à parler des modifications qui nous paraissent essentielles » (voir EUROPE n° 9208). La coprésidente des Verts-ALE, Monica Frassoni, a déploré « le manque de militantisme de notre institution ». Le Parlement européen « traîne », alors qu'il ne devrait pas « attendre telle ou telle Présidence, tel ou tel Premier ministre ». Selon elle, il faudrait établir d'ores et déjà une distinction, dans le texte, entre la partie constitutionnelle et la partie qui ne l'est pas, et engager un débat sérieux avec les Parlements nationaux.
Session plénière du Parlement européen