24/03/2006 (Agence Europe) - « Spontanée », tel est le qualificatif utilisé par la délégation française pour définir la réaction du président français lors de l'intervention du président de l'UNICE au début du Conseil européen jeudi soir. Après avoir entendu le président de la Confédération européenne des syndicats et le président de la BEI, Jacques Chirac s'est levé et avait quitté la salle avec ses deux ministres en guise de protestation contre l'utilisation de la langue anglaise par le président du patronat européen. Ernest-Antoine Seillière venait d'expliquer qu'il allait utiliser « l'anglais qui est la langue des affaires ». La réaction du président de la République n'avait rien à voir avec le contenu du discours du président de l'UNICE, expliquait jeudi soir la délégation française, en tentant de justifier cette attitude par la nécessité de défendre la diversité linguistique de l'Union européenne. « Nous sommes sortis plutôt que d'avoir à écouter ça: il n'y a aucune autre raison », a dit vendredi le Président Chirac à la presse, en déplorant qu'un Français se soit exprimé en anglais.