Bruxelles, 21/03/2006 (Agence Europe) - Le Conseil d'association UE/Roumanie, lundi soir à Bruxelles sous la co-présidence du ministre roumain des Affaires étrangères Mihai-Razvan Ungureanu et du Secrétaire autrichien d'Etat aux affaires étrangères, Hans Winkler, a fait le point sur l'état des préparatifs d'adhésion du pays, à quelques semaines de la publication du rapport final de monitoring de la Commission européenne, le 16 mai. La Roumanie a fait des « progrès importants », note le Conseil d'association dans un communiqué de presse conjoint, mais des efforts supplémentaires et urgents sont encore nécessaires pour régler les derniers problèmes en suspens et pour aboutir à des « résultats tangibles », notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption (y compris dans les hautes sphères). Parmi les principaux autres problèmes en suspens, le Conseil d'association cite notamment la réforme de l'administration publique et du système judiciaire, le fonctionnement des structures chargées de la future gestion des Fonds structurels de l'UE. Même si la législation requise est déjà en place, il faut qu'elle soit mise en œuvre et correctement appliquée, prévient l'UE. Le Conseil d'association a aussi souligné l'importance d'une ratification rapide du Traité d'adhésion par tous les Etats membres. On sait que plusieurs pays dont France, Allemagne, Autriche ou Danemark ont décidé d'attendre le rapport de monitoring de la Commission avant de conclure la procédure de ratification dans leurs Parlements nationaux, une approche qui n'est pas du goût de Bucarest. « Je serais plus heureux d'une ratification plus rapide, par exemple de la part de la France » qui a toujours été l'un des plus fervents défenseurs de la cause roumaine dans l'UE, a commenté M. Ungureanu.