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Bulletin Quotidien Europe N° 9144
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/acp

La Commission propose un nouveau partenariat entre l'UE et la Caraïbe pour la croissance, la stabilité et le développement

Bruxelles, 03/03/2006 (Agence Europe) - Pour faire bonne mesure avec la nouvelle stratégie pour l'Afrique, entérinée par le Conseil européen en décembre dernier, la Commission européenne a présenté le 2 mars la nouvelle stratégie qu'elle propose pour la Caraïbe - l'une des régions du groupe ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique) liées à l'Union par l'accord de Cotonou. Dans l'esprit de la Commission, cette stratégie vise à instaurer entre l'UE et la Caraïbe un partenariat solide pour le développement, la réduction de la pauvreté, la promotion de la démocratie et des droits humains, ainsi que la lutte contre les menaces globales qui pèsent sur la paix, la sécurité et la stabilité. En somme, c'est un partenariat politique fondé sur des valeurs communes que souhaite façonner la Commission avec ses partenaires pour promouvoir un développement durable de la région, porteur d'opportunités économiques et environnementales et de cohésion sociale. « Nous proposons l'instauration d'une partenariat pour le développement, la démocratie et la sécurité qui soit bénéfique pour les deux parties. Ce lien privilégié nous aidera à relever les défis importants de la mondialisation auxquels la région Caraïbe est confrontée aujourd'hui. Nous devons empêcher la dérive de la région vers l'insécurité politique et l'aider à atteindre ses objectifs de développement à long terme, de manière durable et autonome », explique Louis Michel, Commissaire à la politique de développement et l'aide humanitaire.

La région Caraïbe est désormais engagée sur la voie de l'intégration régionale et de la diversification économique, de la restructuration et des réformes. La Commission souscrit à ces évolutions en tant que moyen pour les petits Etats insulaires et économiquement vulnérables de la Caraïbes de tirer profit des possibilités offertes par la mondialisation. Elle préconise l'appui de l'UE à ces mutations et son soutien systématique aux institutions clés comme les parlements, les institutions judiciaires et les systèmes de gestion des finances publiques dont le rôle est déterminant pour garantir une bonne gouvernance. Et pour favoriser l'efficacité de ces institutions, l'UE devra encourager la transparence et les échanges d'informations qui permettront de combattre la corruption, les irrégularités financières et les malversations des entreprises. La stratégie préconise que l'UE soutienne les efforts d'intégration régionale en cours et contribue à l'amélioration de la compétitivité, à la diversification des exportations et à la mise en place de marchés régionaux. L'UE devra aussi intensifier son aide liée au commerce et soutenir les petites et moyennes entreprises. L'environnement et les ressources naturelles représentant un atout important pour la Caraïbe, en particulier pour les catégories les plus pauvres de la population, la Commission souhaite que l'UE contribue à accroître la capacité de la région à prévenir et gérer les catastrophes naturelles (réduction des risques, préparation aux catastrophes, alerte précoce, atténuation des dégâts). L'axe « lutte contre la pauvreté » de la stratégie prévoit le soutien de l'UE à la lutte contre la pauvreté chronique et l'amélioration de la stabilité des moyens de subsistance de base, le soutien aux stratégies nationales visant à étayer les systèmes de protection sociale et les activités génératrices de revenus pour les plus démunis (en coopération avec la société civile), l'appui à la lutte contre le VIH/Sida et le renforcement des régimes de soins de santé, la prévention de la toxicomanie en mettant l'accent sur l'éducation, la sensibilisation, la formation et la coordination des institutions.

Rappelons que la Caraïbe, comme cinq autres régions ACP (le Pacifique et quatre sous-régions africaines), est engagée dans la négociation d'un accord de partenariat économique (APE) avec l'UE qui doit entrer en vigueur en 2008 pour préparer l'établissement d'une zone de libre-échange à l'horizon 2020.

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