Bruxelles, 23/12/2005 (Agence Europe) - La Commission a ouvert jeudi une procédure d'examen sur les aides octroyées par l'Etat français à l'Institut français du pétrole (IFP) et à certaines de ses filiales. Cet institut de recherche, de formation et de documentation sur les hydrocarbures est un organisme à but non lucratif et a bénéficié à ce titre d'un soutien public de 200 millions d'euros en 2003 et de 163 millions en 2004. La Commission estime d'une part qu'Axens, la filiale de l'IFP active sur le marché des technologies de raffinage et de pétrochimie, est en concurrence avec d'autres opérateurs privés, et d'autre part que les dépenses de R&D sont « au moins partiellement financées » par l'aide publique versée pour les activités non lucratives. La Commission doute de la compatibilité de ce financement avec les règles relatives aux aides d'Etat, constatant que la séparation comptable des activités économiques et non économiques du groupe IFP ne semble pas effective. Elle souhaite vérifier la nécessité du soutien public pour ces dépenses et s'assurer que les versements de l'Etat ne couvrent pas les dépenses de fonctionnement. Neelie Kroes a déclaré: « Le marché des procédés de raffinage et des catalyseurs est très concurrentiel, il est important de s'assurer que ses acteurs - publics ou privés - y jouent à conditions égales ».