06/12/2005 (Agence Europe) - Dans une déclaration du 2 décembre, la Présidence britannique regrette au nom de l'UE de « se voir à nouveau dans l'obligation d'exprimer sa préoccupation concernant la situation en Biélorussie à la suite de la décision de l'Assemblée nationale de ce pays d'approuver en première lecture un projet de "loi antirévolutionnaire" modifiant le code pénal », une législation qui « apparaît clairement comme une tentative d'intimider les Biélorusses et d'étouffer la liberté de parole dans le pays, à l'approche des élections présidentielles » (l'année prochaine: NdlR). L'UE invite donc instamment l'Assemblée nationale à rejeter le projet de loi, et les autorités biélorusses à « prendre des mesures concrètes pour démontrer qu'elles ont la volonté de respecter les valeurs démocratiques et l'État de droit, afin que nous puissions commencer à établir des relations plus étroites et plus profondes ». L'UE prévient: « L'adoption d'une législation antidémocratique de ce type pourrait avoir de graves conséquences pour les autorités biélorusses. L'UE rappelle qu'elle est disposée à prendre de nouvelles mesures restrictives appropriées à l'encontre des personnes responsables en cas de non-respect des normes internationales », comme le précise dans ses conclusions le Conseil du 7 novembre. L'UE souligne qu'elle est « déterminée à agir de concert avec ses partenaires internationaux, notamment les Etats-Unis, pour exhorter les autorités responsables biélorusses à rejeter le projet de loi anti-révolutionnaire ».