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Bulletin Quotidien Europe N° 9038
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/turquie

Réactions discordantes au report du vote sur l'extension de l'Union douanière

Strasbourg, 29/09/2005 (Agence Europe) - Satisfaction, regrets: le report de la ratification par le Parlement européen, mercredi à Strasbourg, du protocole d'extension de l'Union douanière UE/Turquie aux dix nouveaux Etats membres de l'Union suscite des réactions discordantes, qui reflètent la tonalité du débat en plénière (EUROPE n° 9037). Le rapporteur, le président de la commission des Affaires étrangères Elmar Brok (dont le groupe PPE-DE, présidé par Hans-Gert Pöttering, avait demandé le report du vote), est évidemment satisfait: le Parlement a clairement dit à la Turquie que la reconnaissance de Chypre est une condition sine qua non pour des négociations menant sur l'adhésion de la Turquie à l'UE, et que ces négociations ne peuvent être qu'un processus ouvert, souligne dans un communiqué l'élu de la CDU. Deux membres italiens du groupe PPE/DE, Armando Dionisi et Lorenzo Cesa (tous deux élus de l'UDC, Unione dei democratici cristiani et dei democratici di centro) partagent sont avis: les conditions pour l'adhésion ne sont pas réunies, et ceci ne doit pas être vu comme un jugement contre la Turquie, mais comme un appel à la raison dans un moment de crise de l'Union. Les deux députés italiens profitent de l'occasion pour renouveler leur demande de ratifier la Constitution européenne. Dans le même groupe, le français Alain Lamassoure parle de « succès significatif » et confirme que son parti, l'UMP, continuera de plaider pour un « partenariat privilégié » avec la Turquie.

Au sein du groupe ALDE présidé par Graham Watson, l'allemand Alexander Graf Lambsdorff regrette que la résolution adoptée mercredi n'évoque pas le « partenariat privilégié » comme alternative à l'adhésion, mais est satisfait qu'elle dise expressément que, si la Turquie ne reconnaît pas Chypre d'ici fin 2006, les négociations seront interrompues. Dans le même groupe, le libéral-démocrate britannique Andrew Duff, vice-président de la Délégation PE/Grande Assemblée turque, n'est pas du tout d'accord. Tout en soulignant que le vote du Parlement n'empêche pas l'ouverture des négociations le 3octobre, M. Duff estime qu'il « sème la méfiance (…) entre les parties et retarde les chances d'assouplir l'embargo financier et commercial contre le nord (turc) de Chypre ».

Du côté des Verts/ALE, la coprésidente italienne Monica Frassoni se félicite de l'ouverture imminente de négociations, qui, insiste-t-elle dans un communiqué, ne doivent pas être sujettes à des automatismes et doivent se dérouler dans un climat de loyauté et de respect réciproque.

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