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Bulletin Quotidien Europe N° 9034
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/turquie/armenie

Jugement sévère de députés européens et représentants arméniens

Bruxelles, 23/09/2005 (Agence Europe) - Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération euro-arménienne EAFJD, qui co-organisait avec le groupe PPE-DE du Parlement européen la conférence sur la Turquie et l'Arménie qui s'est tenue jeudi au Parlement, a souligné « la distance entre les déclarations de bonne volonté des autorités turques » sur la question arménienne et « la réalité ». Faisant référence à la reconnaissance du « génocide arménien » par le Parlement européen, elle s'est demandée « dans quelle mesure les décisions du Parlement sont respectées et appliquées par l'exécutif européen ». Ioannis Kasoulides, élu européen chypriote membre du groupe PPE-DE, a insisté sur la reconnissance du Chypre par la Turquie. « Je ne demande pas à l'UE de traiter la Turquie plus sévèrement que les dix nouveaux Etats membres », mais elle ne doit pas la traiter moins sévèrement non plus, a-t-il averti. L'élue de la CDU Renate Sommers a rappelé l'option suggérée par son parti d'un partenariat privilégié avec la Turquie, qui est « trop grande », « trop différente », avec « des frontières trop dangereuses », estime-t-elle. Il faudra non pas dix à quinze ans mais « des décennies pour changer les mentalités », poursuit-t-elle. Philippe Kulfayan, de la Fédération internationale des droits de l'Homme, a affirmé que la « Turquie n'a pas changé », et a attaqué la Commission européenne pour avoir « menti » en disant que « les critères d'adhésion sont remplis ». Selon lui, l'UE devrait reconnaître que la Turquie « prend le pari, le risque, d'ouvrir les négociations malgré tout ».

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