Bruxelles, 19/09/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a refusé, lundi à Bruxelles, des demandes de la Pologne et de l'Autriche en faveur de mesures supplémentaires de gestion du marché des céréales. Lors du Conseil Agriculture, la Pologne a critiqué le programme actuel d'aide aux exportations de céréales et demandé que l'élimination des surplus des marchés d'Europe centrale se fasse dans une plus large mesure par des adjudications sur le marché libre avec restitutions à l'exportation, et pas seulement par des achats d'intervention, comme c'est le cas actuellement. Selon la Pologne, cette manière de procéder permettrait de réduire les dépenses liées aux stocks d'intervention des céréales qui sont à la charge du budget de l'UE. De plus, ce pays demande de prendre en compte le fait que les pays d'Europe centrale sont éloignés des principaux marchés (Afrique du Nord et Moyen-Orient), ce qui entraîne des frais de transport supplémentaires pour les céréales proposées à l'exportation vers les pays tiers. Marianne Fischer Boel, la Commissaire à l'Agriculture et au Développement rural, a souligné que le système actuel avait bien fonctionné sachant qu'à la fin de la dernière campagne de commercialisation, les quantités mises à l'intervention se sont élevées à 15,9 millions de tonnes de céréales, dont 885 000 tonnes de céréales polonaises. Pour tenir compte des mauvaises conditions climatiques qui ont prévalu dans de nombreuses régions d'Europe, l'Autriche a demandé une modification des critères d'intervention en ce qui concerne le taux d'humidité des céréales. La Commission a refusé cette demande. Les préoccupations de ces deux pays ont été relayées par la France, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, tandis que la Suède a demandé la suppression du mécanisme d'intervention dans ce secteur.