Bruxelles, 16/09/2005 (Agence Europe) - La commission parlementaire des affaires économiques et monétaires a adopté le 13 septembre son rapport pour avis sur la directive sur les services dans le marché intérieur. Sahra Wagenknecht (GUE/NGL, allemande), rapporteur sur ce dossier, a demandé que son nom soit retiré du rapport parce que, tel qu'adopté, il ne reflète plus sa position. Elle dénonce l'attitude des membres des groupes PPE/DE et ALDE qui ont refusé de négocier au préalable des amendements de compromis et durci leurs positions en vue d'atteindre un résultat, qui, selon elle, « va au-delà des intentions de libéralisation de la Commission ». La stratégie de ces députés consisterait à accroître la pression en vue du vote à venir au sein de la commission du marché intérieur compétente sur le fond (rapport Gebhardt) et à faire contrepoids aux compromis atteints dans les autres commissions parlementaires (voir EUROPE n° 8990, 8943, 8936, 8910).
« À Bruxelles, la coalition jaune et noire du néolibéralisme est aujourd'hui une réalité. Au sein de la commission des affaires économiques et monétaires, toute critique à la proposition de la Commission sur les services a été balayée de la main par la majorité des libéraux et des conservateurs », déclare Mme Wagenknecht dans un communiqué. Elle s'en prend en particulier aux députés conservateurs allemands qui « ont voté contre toutes les exclusions du champ d'application de la directive » afin que la future directive ne prévoie aucune exemption totale pour les services d'intérêt général (SIG) et inclue au contraire le « gaz, l'électricité et l'eau », de même que le « secteur de la santé, les services audiovisuels et l'éducation ». Selon Sahra Wagenknecht, l'attitude des conservateurs et libéraux lors de ce vote aurait été identique.