Bruxelles, 14/06/2005 (Agence Europe) - Dans un communiqué, le patronat européen (l'UNICE) explique ce que les 38 fédérations nationales d'employeurs qu'elle regroupe attendent du Conseil européen des 16 et 17 juin. Il constate que « la crise dans le processus de ratification de la Constitution intervient à un moment très délicat », marqué par une croissance « totalement insuffisante », peu de créations d'emplois et un chômage élevé, des finances publiques menacées de déficits par l'absence de réforme des systèmes de sécurité sociale et de retraite, et une concurrence croissante des Etats-Unis et des pays d'Asie. Dans ce contexte morose, le patronat demande au Conseil européen de s'engager à « augmenter la compétitivité en Europe », sinon, le manque de confiance du monde des affaires ne fera que grandir. Pour l'UNICE, « crise constitutionnelle ou non, l'Europe a besoin de croissance et d'emplois », et de réformes dans les domaines de l'éducation, de la flexibilité sur le marché du travail, des systèmes de pension et de retraite, mais aussi du fonctionnement du marché intérieur des services. Le Conseil, évidemment, devra aussi clarifier l'avenir du processus constitutionnel, « pour mettre fin à l'incertitude actuelle ».