login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8968
Sommaire Publication complète Par article 21 / 48
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/perspectives financieres

La Présidence luxembourgeoise estime que les choses « bougent », y compris sur le chèque britannique

Bruxelles, 14/06/2005 (Agence Europe) - A deux jours de la négociation sur les prochaines perspectives financières, la Présidence luxembourgeoise a estimé mardi que les choses « bougent », y compris sur la ristourne budgétaire accordée au Royaume-Uni depuis 1984. Pourtant, quelques heures plus tôt, Londres réitérait son opposition au compromis prévoyant de geler à 4,6 milliards d'euros en 2007 le montant du chèque britannique, avant de le réduire progressivement à partir de 2008.

Après la rencontre, mardi à Luxembourg, entre Jean-Claude Juncker et Tony Blair, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a affirmé que les choses « bougent » dans la négociation sur le cadre financier 2007-2013. « Je pense que les Anglais (…) ont compris qu'ils doivent bouger. J'espère que l'on va pouvoir résoudre ce problème là pour pouvoir s'occuper aussi d'autres problèmes qui restent », a-t-il ajouté. Il s'est montré confiant que « M. Blair (...) va dévoiler ses cartes », mais s'est dit incapable de prédire « quand et comment ». « Nous savons que nous devons trouver une solution. Même les Anglais le savent. Je garde un certain optimisme », a-t-il conclu. Lors de sa rencontre avec M. Juncker, M. Blair a jugé « inacceptable » la proposition de geler le chèque britannique. Selon son porte-parole, le Royaume-Uni estime que la proposition luxembourgeoise lui ferait perdre 25 à 30 milliards d'euros sur sept ans. En pourcentage du revenu national brut (RNB), un tel système ferait payer « un tiers de plus » au Royaume-Uni qu'à la France dans le pot commun du budget de l'UE, ce qui « inacceptable pour nous, et c'est ce que nous avons dit à la présidence », a ajouté le porte-parole. Selon une source proche de la présidence, cependant, M. Blair n'a « pas exclu une négociation sur le chèque britannique. (…) Il a marqué sa volonté d'avoir une négociation qui puisse aboutir à un accord au Conseil européen ».

Mardi après-midi, Tony Blair a rencontré le président Chirac. Les deux pays sont d'accord uniquement pour limiter à 1% du RNB le budget de l'UE dans la période 2007-2013. La France estime que le chèque britannique ne se justifie plus et le Royaume-Uni contre-attaque en soulignant la nécessité de remettre à plat l'ensemble de la structure du budget de l'UE, y compris les dépenses agricoles. Selon la France, le chèque britannique (dont la France paie 29%) devrait augmenter à 7,1 milliards d'euros en 2007. La France exige (avec d'autres, dont l'Allemagne, l'Espagne, l'Irlande et la Pologne) le respect intégral de l'accord du Conseil européen d'octobre 2002 qui fixe à 330 milliards d'euros, pour la période 2007-2013, la dépense agricole (marchés et paiements aux exploitants) pour l'UE à 25. Selon la France, il faut ajouter à cette enveloppe les aides agricoles en faveur de la Roumanie et la Bulgarie.

De son côté, le Premier ministre polonais, Marek Belka, a estimé mardi qu'après le « non » français et néerlandais à la Constitution, « les chances d'un compromis » sur le cadre financier « sont plus grandes » qu'auparavant.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES