10/06/2005 (Agence Europe) - Commentant les travaux du Conseil Emploi du 2 juin à Luxembourg sur la directive sur l'aménagement du temps de travail, Liz Lynne (ALDE, britannique), se félicite dans un communiqué que les tentatives de supprimer l'opt-out sur un horaire hebdomadaire de 48 heures au maximum n'aient pas abouti, une minorité de blocage menée par le Royaume-Uni ayant suffi pour empêcher d'adopter la proposition modifiée de la Commission sur ce dossier sensible (EUROPE n° 8960). « Je suis enchantée que la question de la suppression de l'opt- out individuel ne semble plus à l'ordre du jour. Cette décision signifie que le processus est tombé dans les oubliettes», dit-elle, en rappelant: « Le mois dernier, les membres travaillistes du PE ont fait un pied de nez à Tony Blair en votant pour la suppression de
l'opt-out, et à présent le gouvernement britannique a riposté. (…) Ceux qui refusent l'opt-out ne vivent pas dans la réalité (…) ils n'ont pas réussi à trouver une solution aux problèmes concrets qu'une suppression de cette clause de renonciation poserait essentiellement pour les travailleurs saisonniers et pour ceux qui travaillent sous contrat à court terme ». Et elle avertit: « la suppression de l'opt-out incitera davantage de personnes à travailler de manière illégale, et ces personnes ne seront donc pas couvertes par d'autres législations en matière de santé et de sécurité, y compris la législation protégeant ceux qui travaillent sur des machines dangereuses. Nous devons prendre des mesures draconiennes contre le travail au noir et non pas l'encourager ».