Luxembourg, 08/06/2005 (Agence Europe) - Si le prochain Conseil européen peut se mettre d'accord en juin, « à quelques millimètres près » sur le compromis de la Présidence luxembourgeoise concernant les perspectives financières, pourquoi attendre ? a martelé Jean-Claude Juncker mardi à l'issue du Conseil Ecofin de Luxembourg. « Il viendra, le jour où un autre Conseil européen se mettra d'accord exactement sur les propositions formulées par la Présidence », a-t-il prédit, en exhortant les chefs d'Etat et de gouvernement à s'entendre, « pour éviter à l'Europe de s'enliser » au moment où « elle risque d'entrer en crise durable ». Ce débat n'a toutefois pas eu lieu au niveau des ministres de l'Economie et des Finances, ni lundi ni mardi, a souligné M. Juncker, qui, en séance, avait dit à ses homologues n'avoir « aucune envie d'en discuter ». M. Juncker a aussi précisé qu'il n'y aura pas de nouvelle proposition de sa part avant le Conclave des ministres des Affaires étrangères du 12 juin, car ses entretiens avec les chefs d'Etat et de gouvernement (qu'il reçoit l'un après l'autre au Château de Senningen: NdlR) seront toujours en cours. Mardi prochain, à l'avant-veille du Sommet, je rencontrerai Tony Blair - une réunion qui constitue « une coïncidence bien organisée », a dit M. Juncker. Les deux premiers ministres évoqueront à cette occasion le chèque britannique, une question sur laquelle M. Juncker a confié se sentir « solidement continental » lorsqu'elle est abordée.