Bruxelles, 08/06/2005 (Agence Europe) - La Commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, juge très préoccupante la décision d'une Cour d'appel libyenne qui, le 7 juin, a acquitté neuf policiers et un médecin accusés de mauvais traitements infligés à cinq infirmières bulgares détenues à Tripoli (condamnées à mort, avec un médecin palestinien, sous l'accusation d'avoir inoculé volontairement le sida à des enfants libyens). Le Conseil JAI, vendredi dernier, avait déjà souligné qu'une solution de cette affaire était « une priorité pour l'UE » (voir EUROPE N.8961). Mme Ferrero-Waldner, qui s'était récemment dite encouragée par les assurances des autorités libyennes sur le respect des normes internationales dans ce procès données lors de sa récente visite à Tripoli (EUROPE n° 8959), constate à présent: « Nous avons été extrêmement déçus par les procédures dans ce procès: des membres d'Avocats sans Frontières n'ont pas reçu de visa, et n'ont donc pas pu être présents ni assister leurs clients conformément aux normes légales internationales ».