Bruxelles, 16/02/2005 (Agence Europe) - La Présidence luxembourgeoise a publié le 16 février, au nom de l'UE, la déclaration suivante sur la Birmanie: « L'Union européenne note que la convention nationale va reprendre le 17 février 2005 et espère fortement voir des résultats concrets. Dans ce contexte, l'UE fait appel au Comité d'Etat pour la Paix et le Développement pour qu'il renonce aux hostilités passées et entre dans un dialogue constructif avec la Ligue Nationale pour la Démocratie (NLD), d'autres organes représentatifs légitimes et les groupes ethniques. Seul un tel dialogue peut mener à l'élaboration d'une constitution susceptible de gagner le soutien sincère du peuple et d'apporter paix et développement au pays. C'est uniquement en adoptant une telle approche que le gouvernement sera à même d'arriver à une véritable et durable réconciliation nationale et de tenir ses engagements envers la communauté internationale dans sa feuille de route proclamant "construire une nation moderne, prospère et démocratique". L'UE regrette que le Comité d'Etat pour la Paix et le Développement n'ait pas encore créé les conditions requises par la Ligue Nationale pour la Démocratie (NLD) et d'autres organes représentatifs légitimes pour participer à la convention nationale qui reprendra le 17 février et qui pourrait fournir l'occasion pour un dialogue authentique et transparent. Ces conditions incluent la levée de l'assignation à domicile d'Aung San Suu Kyi, la réouverture de tous les bureaux de la Ligue Nationale pour la Démocratie et la libération de tous les prisonniers politiques y inclus les élus des partis d'opposition. A cet égard, l'UE est très préoccupée par l'arrestation en date du 9 février de Khun Htun Oo, leader de la Ligue des nationalités shan pour la démocratie, ensemble avec d'autres leaders de la communauté shan ainsi que par le harcèlement accru des leaders d'autres nationalités ethniques. L'UE demande la levée de toutes les restrictions à leur égard. L'UE demande aux autorités birmanes d'établir une coopération permanente et sincère avec l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU et avec toutes les agences concernées des Nations Unies. L'UE saisit l'opportunité pour souligner qu'elle pourrait, comme il est prévu dans la position commune du Conseil 2004/730/CFSP du 25 octobre 2004, répondre positivement à des signes concrets de progrès, et qu'elle est déjà engagée en faveur de la réduction de la pauvreté et de la promotion de la démocratisation en Birmanie/Myanmar. »