Bruxelles, 10/02/2005 (Agence Europe) - Dans un communiqué de presse daté du mercredi 9 février, le « Groupe de Cairns », qui rassemble 17 pays développés et « émergents » (l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Bolivie, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Paraguay, l'Uruguay, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, les Philippines, la Malaysia et la Thaïlande), se dit « très déçu » de la décision prise récemment par l'UE sur le retour de restitutions à l'exportation de blé tendre vers certains pays tiers (EUROPE du 22 janvier, p.7). « Le revirement » de l'UE en matière de restitutions à l'exportation envoie un bien mauvais signal au moment où la plupart des membres de l'OMC tentent de faire avancer les négociations commerciales du cycle de Doha, estiment ces pays, qui rappellent leur farouche opposition aux subventions à l'exportation qui, insistent-ils, ont des effets négatifs sur l'avenir des agriculteurs, en particulier ceux des pays en développement.
Selon le Groupe de Cairns, il faut rapidement mettre en œuvre la décision prise par les membres de l'OMC d'éliminer les subventions à l'exportation et réduire les soutiens internes qui faussent le commerce. Selon ces pays, les mesures de soutien de l'UE encouragent de manière artificielle la surproduction. L'UE et les autres pays qui aident à outrance leur agriculture devraient utiliser l'occasion offerte par les négociations du cycle de Doha pour éviter de faire peser sur le reste du monde les coûts de leurs programmes de soutien interne et à l'exportation, affirme le Groupe de Cairns, en soulignant que les producteurs des pays pauvres ne peuvent pas se permettre de faire face à une telle concurrence dans des « guerres dans les soutiens agricoles. » Le groupe de Cairns espère, en conclusion, que la décision de l'UE sur les restitutions pour le blé ne signifie pas un affaiblissement de l'engagement de l'Europe à poursuivre la réforme de la Politique agricole commune de l'UE et à éliminer les subventions à l'exportation.