Bruxelles, 22/11/2004 (Agence Europe) - Le groupe des Verts/ALE au Parlement européen a adopté le 16 novembre à Strasbourg, en marge de la plénière, un texte appelé "Oui à la Constitution européenne" dans lequel il affirme que, malgré les imperfections de ce texte, "notre tâche est de changer cette Constitution, et non d'empêcher qu'elle soit adoptée. Croire que rejeter aujourd'hui cette Constitution offrirait une chance d'en produire une meilleure nous semble illusoire. Forcer l'Union élargie à 25 membres à en rester aux Traités d'Amsterdam et de Nice alors que d'autres processus d'adhésion sont en cours pourrait provoquer une crise susceptible de menacer le processus d'unification de l'Europe".
Les Verts, qui regrettent que les citoyens ne puissent pas adopter eux-mêmes la Constitution lors d'un référendum européen, lancent une campagne pour obtenir leur soutien afin que le Parlement européen puisse utiliser son droit d'initiative et, dès la ratification de la Constitution, demander la convocation d'une nouvelle Convention et exiger la ratification d'un "First Amendment" à la Constitution. Ce premier amendement aurait comme objectif d'étendre la démocratie européenne (généralisation de la codécision et de la majorité qualifiée, Conseil législatif statuant en public, abolition de la Conférence intergouvernementale pour amender la Constitution), instaurer un ordre européen pour la paix (la PESC et la PESD, qui relèvent de la méthode communautaire, mettent "la guerre hors la loi", et des actions militaires exigent l'avis conforme du Parlement européen) et établir un espace de sécurité, de justice et de solidarité sociale (en particulier, le plein emploi sera inclus dans la partie III de la Constitution, et des lois européennes établiront des normes sociales communes et de taux minimaux communs pour l'impôt sur les sociétés). Pour faire ces nouveaux pas, il faudra d'abord adopter la Constitution, avertissent les députés européens verts (Voir le texte sur: <http: //http://www.greens-efa.org/> ).