Luxembourg, 11/10/2004 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE a adopté lundi à Luxembourg une position commune qui confirme et renforce les sanctions à l'égard de la Birmanie à compter de ce jour. En ne libérant pas Aung San Suu Kyi et d'autres détenus politiques, en maintenant les pressions sur la Ligue pour la démocratie (NLD) et en ne permettant pas "un débat véritablement ouvert à la Convention nationale", le régime militaire ne s'est pas conformé aux conditions de l'UE (voir EUROPE du 7 septembre). Dès lors, le Conseil est arrivé à un accord politique afin: (a) d'étendre la liste des personnes interdites de visa sur le territoire communautaire à celles qui servent le régime à partir du rang de Brigadier-Général et au-delà, ainsi qu'à leur famille ; (b) d'interdire d'octroyer des prêts ou des crédits à des entreprises d'Etat birmanes où d'y acquérir des part ; (c) de suspendre l'aide non humanitaire et les programme de développement, à l'exception de ceux relatifs aux droits de l'Homme et à la démocratie, à la santé, à l'éducation et à la pauvreté ainsi qu'à la protection de l'environnement. L'UE confirme en outre le gel des avoirs financiers des personnes liés au régime de Rangoon.