login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8791
Sommaire Publication complète Par article 24 / 35
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commission barroso/uem

Dans sa réponse écrite aux députés européens, M. Almunia plaide pour un rôle dynamique de la Commission afin de coordonner les politiques économiques et d'avancer vers les objectifs de Lisbonne

Bruxelles, 22/09/2004 (Agence Europe) - Candidat à sa propre succession au sein de la future Commission Barroso (il est le seul Commissaire à garder le même portefeuille: NdlR), Joaquin Almunia devrait pouvoir assurer lui-même le suivi des réformes qu'il a initié en matière de gouvernance économique. Au poste de Commissaire aux Affaires économiques et monétaires depuis avril, en remplacement de Pedro Solbes, il s'est naturellement plié aux exigences du questionnaire écrit adressé par le Parlement européen à l'ensemble des membres du nouveau Collège. Son audition, le 7 octobre, ne sera pas simple routine malgré son statut de 'sortant'. La semaine dernière, devant le Parlement en session à Strasbourg, il a pu avoir un aperçu des réactions des députés aux idées avancées par la Commission pour l'ajustement du Pacte de stabilité et de croissance (PSC). Certains, comme Guntars Krasts, vice-président de la commission parlementaire des Affaires économiques et monétaires qui l'auditionnera, se sont élevés contre ces suggestions et les avis divergent au sein même des groupes politiques (voir EUROPE du 16 septembre, p.17 et du 17 septembre, p. 11). Les députés le questionneront notamment sur l'articulation entre les deux volets de la communication de la Commission: celui de la réorientation du PSC et celui de la coordination des politiques économiques.

Dans sa réponse écrite, M. Almunia reprend le thème d'un renforcement du second volet au moyen d'une "utilisation plus active des Grandes orientations de politiques économiques (GOPE)". En proposant un semestre communautaire des GOPE et l'implication des parlements nationaux, le Commissaire Almunia considère que "cette révision, qui est clairement destinée à atteindre une plus grande interaction entre les différents niveaux européens et nationaux, devrait aussi permettre d'associer plus étroitement le Parlement européen aux GOPE". La présidente de la commission parlementaire Pervenche Berès place haut ses attentes sur cette démarche, qui doit aboutir à l'émergence de politiques économiques cohérentes au sein de la zone euro, fruits d'une volonté commune. De plus, si M.Almunia regrette que la nouvelle Constitution n'ait pas permis de plus grandes avancées dans la mise à jour et l'amélioration des règles du chapitre relatif à l'UEM, il affirme qu'il veillera à ce que "la Commission joue un rôle plus dynamique en recherchant activement le consensus et en assurant la coordination de la politique économique, (car) les travaux d'Ecofin doivent relever de la méthode communautaire et ne pas devenir une affaire intergouvernementale".

Concernant les objectifs de la stratégie de Lisbonne, M. Almunia souhaiterait des instruments plus efficaces afin d'améliorer les résultats en matière de transposition. "Tout en respectant la responsabilité partagée des réformes structurelles entre les Etats membres et l'Union, il convient d'envisager un rôle plus important pour la Commission au niveau communautaire", ajoute-t-il. Il pourra pleinement y prendre part en rejoignant le groupe de Commissaires que réunira autour de lui le Président Barroso pour suivre la stratégie de Lisbonne.

En termes de communication, "le principal objectif de communication pour les années 2004 et à venir se situe dans les nouveaux Etats membres", indique enfin M. Almunia, avant de préciser que la Commission soutiendra leurs efforts d'information en direction des citoyens et des entreprises dans le but d'organiser la transition vers l'euro, comme elle l'avait fait pour l'introduction de la monnaie unique en 2002.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES