Bruxelles, 22/09/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté mercredi les 19 cours de masters qu'elle a sélectionnés dans le cadre du programme Erasmus Mundus 2004-2005. Cette sélection est valable pour une période de cinq ans et implique 82 sociétés européennes de 17 pays dont seize Etats membres de l'UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Suède et Royaume-Uni) plus la Norvège. Les pays les plus représentés sont l'Allemagne (13 universités), la France (12), l'Italie (10) et le Royaume-Uni (8). Quatorze de ces masters commenceront à fonctionner pleinement en 2004/2005 tandis que 5 autres auront le statut d'année préparatoire. Les universités participantes accueilleront ainsi, à partir de cet automne, les premiers boursiers Erasmus Mundus, soit 140 étudiants et 42 universitaires "d'une excellente réputation académique" provenant d'environ 80 pays sélectionnés par leurs universités et qui viendront en Europe pour une période d'études de deux ans maximum. Les disciplines sélectionnées sont très variées et couvrent tant des disciplines "traditionnelles" (mathématiques, sciences économiques, politiques, sociologie) que des domaines plus pointus (aide humanitaire), voire innovants (préhistoire et quaternaire). Après un appel à propositions, quelque 128 candidatures de cours de masters avaient été envoyées depuis le printemps dernier, impliquant des centaines d'universités européennes. Des experts indépendants ont d'abord opéré une première évaluation avant de passer la main à un comité de sélection composé de 12 personnalités du monde académique européen qui ont ensuite arrêté le choix final.
Le programme Erasmus Mundus a été définitivement adopté depuis début 2004 et dispose d'un budget de 230 millions d'euros jusqu'à 2008. "Erasmus Mundus a été conçu pour redonner à l'Europe une place de leader sur la scène universitaire internationale", a souligné mercredi devant la presse la Commissaire Viviane Reding, chargée de l'Education et de la Culture, rappelant les trois objectifs du programme: 1) faire travailler les universités en synergie afin de créer des centres d'excellence; 2) ouvrir les universités européennes vers l'extérieur; 3) redonner à l'Europe une place centrale sur l'échiquier universitaire mondial. Mme Reding a indiqué que 2004 était une année de "démarrage" et que l'objectif, d'ici 2008, était de créer in fine un réseau de 250 cours de masters. La prochaine étape devrait inclure quelque 150 universités supplémentaires pour l'année académique 2005-2006. Les années suivantes, des universités de pays tiers participeront au réseau afin de créer "un équilibre géographique et culturel", a encore ajouté Mme Reding.