Bruxelles, 08/07/2004 Agence Europe - Mercredi matin, quelques heures avant de rencontrer le Commissaire à l'élargissement Günter Verheugen, le président de l'Union des chambres de commerce, industries et bourses de Turquie (TOBB), Rifat Hisarciklioglu, s'est montré très optimiste quant à la décision que ce Conseil doit prendre en décembre prochain concernant l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie. « Nous ne considérons pas d'autres éventualités car nous sommes prêts », a-t-il déclaré. A l'hypothèse d'une réponse négative du Conseil, avancée par un journaliste, Rifat Hisarciklioglu a qualifié une telle décision « d'acte de discrimination » avant d'ajouter que « l'Europe y perdrait sa crédibilité ». La Turquie, a rappelé le président de la TOBB, s'est portée candidate à l'UE dès 1963. En 1996, elle a intégré l'Union douanière et, depuis, poursuit une politique commerciale commune. Ses résultats économiques ces dernières années sont plus qu'encourageants avec une croissance du PNB de 8 % en 2002 et de 6 % en 2003. Rifat Hisarciklioglu considère que les négociations d'adhésion à partir de janvier 2005 ne devraient pas « excéder huit ans », en référence à la plus longue durée de négociation qui concernait l'Espagne. Rifat Hisarciklioglu n'a pas manqué, enfin, de souligner que « dans un contexte de globalisation », les liens commerciaux que la Turquie entretient avec l'Asie centrale, la Mer Noire et le Moyen-Orient « ne peuvent être ignorés ».
Par ailleurs, le conseiller du président Hisarciklioglu et ancien Représentant permanent de la Turquie auprès de l'UE à Bruxelles, Nihat Akyol, a indiqué que la TOBB prévoyait de mettre en place avec Eurochambres, dans les prochains mois, une structure d'information pour ses membres. A la fois « catalyseur et intermédiaire », cette unité s'efforcerait de déterminer « comment ajuster l'économie turque au niveau des entreprises dans le cadre du processus d'adhésion ».