Dublin, 06/05/2004 (Agence Europe) - Le président du Conseil de l'UE, Brian Cowen, a fait part au ministre libyen des Affaires étrangères de la « consternation » de l'Union après la condamnation de six Bulgares membres d'une équipe médicale employée dans un hôpital de Benghazi en Libye. Après quatre ans de procès, ces six personnes ont été condamnées pour avoir propagé le sida dans cet hôpital pédiatrique, alors que neuf Libyens également poursuivis ont été acquittés. Le ministre libyen Abderrahman Chalgham a cependant plaidé l'indépendance de la justice de son pays affirmant, selon un porte-parole européen, qu'il est « personnellement opposé » à la peine de mort. L'entretien a eu lieu lors d'une rencontre particulière entre le ministre et la troïka européenne en marge de la rencontre de cette troïka avec le groupe arabe.
Cette affaire risque de compromettre le rétablissement en cours des relations euro-libyennes après la visite à Bruxelles du Colonel Kadhafi et alors que Bruxelles attend encore une lettre de Tripoli. Selon des sources diplomatiques arabes dignes de foi une ébauche de lettre a été soumise, ce que dément le ministre libyen répétant que la question doit encore faire l'objet de discussions internes en Libye. Ce ministre a aussi affirmé que « le processus de Barcelone ne marche pas ». Il n'est plus, de son point de vue, « qu'un lieu de confrontation entre Israël et Arabes ». La question de la lettre risque cependant de passer au second plan après l'affaire de la condamnation des six Bulgares. Brian Cowen a insisté pour qu'ils bénéficient de « procédures d'appel accélérées »