Strasbourg, 26/04/2004 (Agence Europe) - En adoptant jeudi dernier le rapport de Christa Randzio-Plath sur le suivi du rapport annuel de la Banque européenne d'investissement, le PE a salué l'amélioration de la transparence des informations que la BEI met à la disposition du public, tout en insistant sur encore davantage de transparence (notamment sur la nature et l'affectation définitive de ses prêts globaux aux PME, sur ses activités financières, sur les projets qui auraient échoué, afin de tirer les enseignements de ces échecs).
Le rapporteur initial était l'élue du Partido popular Monica Ridruejo, qui s'est retirée parce que la commission parlementaire ne l'a pas suivie là où elle voulait faire état d'allégations sur de prétendues irrégularités à la BEI. En reprenant le rapport, Mme Randzio-Plath a souligné les améliorations intervenues à la Banque depuis que Philippe Maystadt est à sa tête, tout en formulant une série de demandes, reprises par la plénière, et notamment celle que la BEI soit placée sur le contrôle prudentiel de la Banque centrale européenne « ou de toute autre structure exerçant le contrôle bancaire au niveau européen ». Selon le PE, des dispositions en ce sens devraient être insérées dans le traité. En outre, la Cour des comptes devrait disposer à l'égard de la BEI au moins des mêmes droits d'audit que pour la BCE. Le PE veut organiser l'automne prochain une audition publique sur « les activités et orientations politiques de la BEI », et se félicite que M. Maystadt ait confirmé sa disponibilité. Enfin, il invite le prochain Parlement à « formuler des conclusions pour le processus de Lisbonne en ce qui concerne les politiques de la BEI ».