Luxembourg, 26/04/2004 (Agence Europe) - Le président du Conseil Brian Cowen a présenté à ses collègues, lundi à Luxembourg, le calendrier de la Présidence irlandaise pour la reprise de la Conférence intergouvernementale en vue de l'adoption du traité constitutionnel lors du Conseil européen de juin. Une réunion ministérielle aura lieu le 17 mai et la matinée du 18 en marge du Conseil Affaires générales. En cas de besoin, une deuxième réunion de la CIG au niveau ministériel pourrait être convoquée le 24 mai, l'objectif étant de parvenir à un paquet réaliste pour le Sommet de juin ; paquet dans lequel il ne resterait plus que deux ou trois questions ouvertes.
Pour le travail futur des ministres, M. Cowen a distingué les questions institutionnelles avec en particulier le mode de calcul de la majorité qualifiée, l'étendue du vote à la majorité qualifiée, les questions soulevées par certaines délégations sur le paquet post-Naples et les aspects de ce paquet qui doivent obtenir une confirmation.
Une première réunion du groupe de contact doit avoir lieu le 4 mai pour préparer la réunion ministérielle.
Lors d'un bref débat, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw a dit à ses collègues que la décision de Tony Blair de soumettre la Constitution au référendum renforçait la détermination du gouvernement britannique à aboutir. Le Néerlandais Bernard Bot a regretté que l'on ne puisse pas aboutir avant les élections européennes.
"Nous avons besoin de cette Constitution", a dit devant la presse le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier qui espère que l'on réussira encore avant les élections à donner "un signal très fort que nous y sommes et que l'Union fonctionne". La France aura "une attitude constructive mais aussi exigeante", a dit M. Barnier qui ne veut pas de recul par rapport à Naples. Pour lui, il faut conserver le texte de Naples, clarifier quelques points et si possible l'améliorer. Ces améliorations doivent porter sur la dimension sociale, a-t-il expliqué en rappelant que Jacques Chirac avait souhaité "remettre l'homme au cœur du projet européen". Et de citer parmi les améliorations souhaitées par la France: - l'institutionnalisation du Sommet social ; - l'introduction de la clause sur le dialogue social proposée par l'Italie ; - la majorité qualifiée pour les prestations sociales des travailleurs migrants ; - la majorité qualifiée pour la santé publique.