Strasbourg, 21/04/2004 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Pat Cox a une nouvelle fois évoqué, mercredi en plénière à Strasbourg, la campagne démagogique lancée par le non-inscrit autrichien Hans-Peter Martin. M. Cox a indiqué qu'il a reçu lundi soir une lettre de ce député critiquant le système d'enregistrement des présences en vue du versement des indemnités et faisant état d'allégations concernant deux réunions de groupe politique tenues en dehors des lieux de travail de l'institution. Cette lettre évoquait aussi 7000 cas de demandes d'indemnité pour des raisons non fondées mais, a précisé le président Cox, "rien n'indique que des parlementaires aient violé notre règlement". "Il aurait mieux valu que M. Martin s'associe aux efforts de réforme (…) plutôt que de mener une campagne dont l'objet principal est de jeter le discrédit sur l'institution et (…) l'opprobre sur des individus", a dit M. Cox.
"Vous dites qu'il n'y a aucune preuve que des parlementaires aient violé les règles (…). C'est à vous de déterminer s'il a des violations des règles (…). Mais je récuse fermement qu'il n'y ait pas de preuves (…) et les accusations selon lesquelles j'aurais lancé une campagne. C'est une initiative européenne pour la transparence", a répondu M. Martin. Quant aux critiques qui lui sont faites pour avoir filmé ses propres collègues en caméra cachée, il les balaie d'un revers de la main en renvoyant au micro porté par le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen lors du Conseil européen de décembre 2002 à Copenhague.
"Vous me nommez moi-même, et je récuse la calomnie dont je suis l'objet", lui a rétorqué le président Cox en insistant encore une fois sur le caractère inadmissible de ces méthodes, en particulier lorsque l'on prétend servir la transparence.