Bruxelles, 15/01/2004 (Agence Europe) - L'OMC devrait enclencher, le 23 janvier prochain, une procédure d'arbitrage destinée à vérifier la légalité des mesures antisubventions que l'Union impose depuis l'été dernier à l'importation de certains microcircuits électroniques originaires de Corée du Sud - les mémoires dynamiques à accès aléatoires Dram. Séoul s'apprête en effet à réitérer sa demande de panel auprès de l'instance de règlement des différends qui l'entérinera automatiquement, après l'avoir rejeté une première fois le 1er décembre dernier. Devant les experts (qui devraient être désignés d'ici la fin février), la Corée compte défendre la légalité des financements obtenus par la firme Hynix sous la forme de prêts bancaires dépourvus de toute influence étatique, tandis que l'UE soutiendra le contraire. En s'appuyant sur les résultats d'une investigation lancée en juillet 2002, l'Union tentera ainsi de convaincre l'arbitre multilatéral que l'unique producteur coréen de Dram a bénéficié de subventions déloyales octroyées par le biais de banques détenues ou contrôlées par l'Etat coréen qui lui ont conféré un avantage concurrentiel à l'origine du préjudice important subi par les fabricants européens de « puces » électroniques.