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Bulletin Quotidien Europe N° 8624
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/textiles

Vers une plainte de l'industrie européenne contre la Chine

Bruxelles, 15/01/2004 (Agence Europe) - La Commission n'a pas encore reçu la plainte que l'Industrie textile de l'UE compte déposer dans l'espoir d'enrayer la véritable flambée des importations chinoises qui sont passées du simple au triple en l'espace de deux ans (chiffres de septembre 2003 par rapport à la même période en 2001), a indiqué jeudi le porte-parole. Ce devrait être chose faite d'ici quelques jours, précise-t-on du côté de l'industrie où l'on s'inquiète de l'arrivée en force de ce géant sur un marché libéralisé où il ne respecte pas encore pleinement ses engagements d'accession. "Une série de barrières non tarifaires perdure, notamment des délais indus d'autorisation aux frontières, des prix de référence élevés pour l'évaluation des droits de douane, des normes coûteuse et complexes à l'importation et des problèmes de distribution", sans parler des mesures encore attendues pour assurer le respect des droits de propriété intellectuelle et lutter contre la contrefaçon et la copie des modèles, souligne-t-on. M.Libaert, le Président d'Euratex, considère la plainte à venir contre les importations de tissus filamenteux chinois, comme un "test" car cette action, destinée à déclencher la sauvegarde spécifique à ce pays prévue dans le cadre de son accession à l'OMC, "requiert une réponse claire et sans ambiguïté" de la Commission. "Nous l'examinerons attentivement comme il se doit avant de décider de l'action à entreprendre" - en conformité avec les règles de l'OMC, a indiqué le porte-parole de M. Lamy, en rappelant que la communication de la Commission sur l'avenir des textiles après l'expiration de l'Accord multifibres en janvier 2005 prévoyait la possibilité d'un soutien de l'UE aux pays en développement particulièrement vulnérables, comme le Bangladesh (M. Lamy devrait en discuter sur place ce week-end) ou Maurice, sur lesquels elle pourrait notamment concentrer ses préférences commerciales. Elle a également rappelé que la clause de sauvegarde de l'accord entre la Chine et l'OMC permet d'imposer des restrictions en cas de hausse soudaine et imprévisible des livraisons de ce pays. Une clause que les Etats-Unis sont les premiers - et pour l'instant les seuls - à avoir osé invoquer contre le dragon chinois et précisément sur ses livraisons textiles.

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